Du 11 octobre 2008 au 25 janvier 2009
Né en 1950 à Londres,
Antony Gormley est l’un des artistes phare de la scène contemporaine londonienne très active et reconnue depuis le début des années 1980. Pourtant, bien que présenté dans les plus grandes institutions du monde, Between You and Me est sa première exposition muséale importante en France. Présentée en collaboration avec la Kunsthal de Rotterdam et L’Artium de Vitoria (Espagne), ainsi que la Galerie Thaddaeus Ropac (Paris), elle rassemble trois installations monumentales et majeures de cet artiste dont l’oeuvre s’articule autour de la notion de corps comme lieu de mémoire et de transformation. Son propre corps est à l’origine de ses productions. Ainsi depuis les années 1990, il explore les différentes relations entre l’enveloppe corporelle, la présence de l’homme, l’espace architectural ou naturel et l’environnement, à travers des installations de sculpture monumentales.
Ainsi l’exposition présente
Field (1993-2001), 40'000 éléments de terre cuite, mesurant 8 à 26 cm, petites silhouettes amassées faites à la main, debout les unes contre les autres jusqu’à saturer complètement l’espace au sol.
Allotment (1995), installée dans la grande salle centrale, est constituée de 300 blocs de béton. Chacun de ces blocs reprend les proportions du corps d’un habitant de Malmö en Suède âgé de 1 an et demi à 80 ans. Un bloc pour le corps, un bloc plus petit pour le visage et des trous à la place des différents orifices.
Enfin,
Critical Mass II (1995), 60 sculptures en fonte, réalisées à partir de 12 positions possibles du corps (foetal, assise, debout, etc) pour une installation dans un ancien hangar à train de Vienne. Les moulages ne sont pas polis mais conservent leur aspect brut et, disposés au sol, ils constituent pour l’artiste un
« anti-monument évoquant les victimes du XXe siècle ».
Peintre associé à la Figuration libre,
Jean-Michel Alberola (artiste français né en 1953 à Saïda en Algérie) interroge l’idée « de la fin de la peinture » chère au XXe siècle, au travers de toiles et d'oeuvres peintes à même le mur. Peintre avant tout, il utilise pourtant de multiples médiums dans ses oeuvres (photographies, cartes postales, objets trouvés, films et textes) à la recherche d’un lien entre la peinture, l’écriture et la parole. Déjà présent dans les collections par une série de peintures et de dessins, Jean- Michel Alberola proposera, pour sa première exposition muséale en France, un parcours inédit constitué essentiellement de peintures murales produites in-situ. Une suite d’images à regarder et déchiffrer sera ainsi composée, invoquant à la fois les fresques médiévales, les affiches et les graffiti qui saturent notre champ visuel au quotidien. Des dessins de petit format et des objets en néon complèteront cet ensemble pour offrir un aperçu de ce monde si particulier mêlant la mémoire et l’ironie, la figure et la parole, le message et le mystère.