Les
messagers ont pour nom Maxime Pastourel, Guillaume Granjon et Etienne
Montrobert. Ils sont originaires de la Loire, issus des arts appliqués
d'Honoré d'Urfé et étudient actuellement à Villefontaine en BTS Design
de Produits. En ce moment, ils squattent la galerie de la rue des
Artistes et accessoirement répondent aux question de Forez-info. A
l'exception d'Etienne qui parasite la rencontre par son absence.
L'Art Parazite, depuis 2004, c'est l' envie, comme une démangeaison, de toucher les choses, de manipuler la matière en "essayant de trouver la limite entre art et design".
Mais toujours dans une démarche "d'éco-conception", en
créant-produisant des objets utilitaires (mobilier, accessoires...) à
partir de matériaux de récupération et par la mise en oeuvre de moyens
à faible consommation énergétique. "Alijo" la veilleuse peut témoigner.
A l'origine, elle n'était qu'un carré de polystyrène de 25 cm de côté.
La voici marchandise de contrebande. Et le luminaire "cactus" se pique
d'être magique avec ses chutes de plastique coloré qui diffusent la
lumière du néon.
Lors du vernissage
C'est
déjà beaucoup de créativité mais elle se décline encore sur tous les
supports et sur différentes matières ( bois, plastique, métal,
toile...) par l'imagination à la bombe le plus souvent d'un univers
parallèle où évoluent des personnages décalés. Pensés à la ressemblance
de leurs créateurs, tantôt énervés, tantôt joyeux, contestaires,
apeurés, doux ou chaleureux, parfois bêtes et méchants, ils envahissent
leur quotidien, et le vôtre, si vous voulez. A la manière d'une
Epidemi(a) qui viendrait vous rappeller à l'ordre lorsque vous vous
laissez trop menés par les messages imposés : publicité, consommation,
politique... ou idées reçues. Mon esprit chagrin demande si c'est très
écolo la peinture à la bombe. Un messager (est-ce M0rbAck ?) me
rappelle à l'ordre: "Dans la pensée de l'éco-conception, l'économie
de moyens va de pair avec les moyens écologiques. La peinture à la
bombe est économique. Il y a contradiction en apparence."
Entre
illustration et graff, sans trop se prendre au sérieux, les M.A.P.
évoluent dans un monde un peu loufoque, coloré, toujours dynamique et
drôlement attractif. La porte est ouverte; entrez et laissez-vous
contaminer. En ces temps de grands baratins, vous verrez, ça fait
vraiment du bien.