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Dans Matière et Mémoire, Henri Bergson parle d’un espace « que nous divisons indéfiniment, où nous pouvons découper des figures arbitrairement ».
Henri Bergson était considéré comme le chirurgien de la philosophie.
Christian Aberle observe l’espace, la matière, le vide, et en extrait
des formes dont la représentation ultra-précise reste souvent
équivoque.
Dans une série de dessins à l’encre de chine et au crayon, Christian
Aberle joue sur l’illusion de la précision picturale en représentant
des formes tridimensionnelles souvent abstraites faites de matériaux
modernes tels le bois, le béton, le métal et la pierre. Son procédé est
conceptuel, un art du dessin mécanique, accentué par une pixellisation
méticuleuse réduite ou poussée des formes et de la matière. Christian
Aberle puise ses références dans l’art, la musique (Punk legend Wire),
l’environnement et les nouvelles technologies, tout ce qui crée
aujourd’hui notre culture iconographique. «
La conscience de nos actes, de nos réflexions, est le témoin de notre
liberté, par opposition aux mécanismes d’habitude, aux gestes répétés
machinalement ».
vernissage jeudi 10 avril 2008 à partir de 19h en présence de l'artiste
rencontre avec Christian Aberle du 8 au 10 avril à partir de 18h au Café 9 / LE (9) BIS
Cette citation est l’un des fils conducteurs du travail de Christian
Aberle qui présentera parallèlement un film d’animation et une
projection vidéo. Christian Aberle est né à Eberbach, Allemagne en
1974. Il a suivi des études de peinture et de graphisme à l’Académie
des Beaux-Arts de Karlsruhe sous la tutelle de Ernst Caramelle. Diplômé
en 2001, il vit et travaille aujourd’hui à Cologne. Il a notamment
participé à My Space, Cologne, 2006 Horizont, Berlin, 2007 et prépare
une exposition personnelle au BBK de Cologne.

Das Gesicht in den Stufen / Le visage dans les marches, 2007 (encre sur papier, 29,7 x 21 cm)
©Christian Aberle

Mulden, 2005 (encre sur papier, dimensions variables)
©Christian Aberle
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Écrit par FI
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