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Shingai Tanaka Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Tanakamasc2.jpgLe Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Etienne accueille jusqu’au 31 décembre 2006 une exposition de « kakemono » et gouaches sur toile de l’artiste Shingai Tanaka. Le vernissage s'est passé en présence du Maître de calligraphie japonaise qui a offert une longue démonstration de son art, illustrant généreusement vis à vis d’un public en partie néophyte, un des enseignements qu’il prodigue à ses élèves : « Le Sho est don, personne ne peut le dérober, il jaillit de l’artiste miraculeusement ».



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Shingai Tanaka, ancien disciple de Goshin Yasui, est également le vice-président de la Société des Calligraphes de Kyoto (Kyoto Shodo Renmei), un des principaux foyers de cet art. Grand prix Art et Culture de la ville de Kyoto en 2005, il est enseignant à l’école Sho International et au Centre Culturel Italo-Asiatique de Milan depuis 1992. L'art de la calligraphie traditionnelle japonaise (Shodô, voie de l’écriture) vise à donner vie aux idéogrammes ancestraux (kanji inspirés du chinois) et modernes (kana), en leur conférant, non seulement de la beauté, mais aussi du caractère via la créativité individuelle. Il s’agit surtout pour la calligraphie de Shingai Tanaka d’exprimer son ressenti vis à vis de la Nature et de la vie.*
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"Vague III" et "Vague II"
54x65, gouache sur toile
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Sur les feuilles de papier d’un blanc immaculé, les pinceaux à poils d’ours ou de cheval, de souris et de mouton laisseront bientôt la trace de leur danse. Pour le moment, « Coeur ouvert », agenouillé, médite le « Haiku »** que récite (ou chante) Machiko, son épouse en costume traditionnel et la mélodie que jouent les trois musiciens. Comme ses instruments, feutrines, suzuri, sumi… il est au service d’une calligraphie contemporaine mais dans la tradition contemplative du zen. Il attend, détaché de l’environnement, que jaillisse l’énergie qui fera mouvoir son pinceau. En un instant (on pense à Pollock, la rage en moins), émerge une œuvre qui se décline sur le papier en différentes touches de pigments de couleur ou à l’encre noire, la couleur parfaite de l’Orient. Sans hésitation, le mouvement se fait naturellement, libérant le ressenti de l’artiste qui, dans une parfaite unité marie la conscience, et la technique. Mais surtout, dit-il « l’Amour sans lequel on ne peut rien. »
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* Plus loin que la sémantique ou la phonétique des idéogrammes (?)
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**Haiku : poème bref et codifié évoquant la nature et les saisons.
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L’exposition est réalisée dans le cadre de la manifestation « Lyon et les Villes d’Art et de Soie », organisée par Regard Sud sous la direction artistique d’Abdellah Zerguine.
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Musiciens : Nagasami Takami, Sophie Bellanger et Gilles Cottin (alto, harpe et flûte). Pièces de Takemitsu, Debussy et quelques mélodies japonaises.
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Écrit par Hervé