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Fabrice Parizy a passé trois ans aux Beaux-Arts de Reims, suivis d’une année transitoire à Saint-Etienne, pour finir son cursus à Paris. Il habite à nouveau à Saint-Etienne depuis un an et profite de la Biennale pour exposer une installation impressionnante.

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Objets migrateurs au Gran Lux

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Dans le cadre de Traces 2oo8 (lire) et de la Biennale Internationale Design / Saint Etienne (Off),  le Gran Lux propose une exposition  du 18 au 30 novembre 08 : OBJETS MIGRATEURS / photographies : Xavier Pagès / prises de son : Philippe ...

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Opéra-Théâtre: la belle échappée

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Depuis plus de 10 ans, la Compagnie l'Opéra-Théâtre diffuse des productions lyriques  dans une démarche alternative, hors des grandes maisons d'opéra. Ces petits formats lyriques ont été présentés  dans des lieux adaptés ...

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Grève des lutins: le Père Noël se tourne à nouveau vers le CFHF

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Pour la deuxième année consécutive, l'organisation syndicale des lutins foréziens conducteurs de rennes (SLFCR) frappe fort et appelle à la grève le 10 décembre, journée nationale de collecte des lettres au Père Noël.&...

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Marols Village de caractère

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Bernard Bonne et Maurice Pezdevsek, maire de Marols, ont signé un contrat « Village de caracère » pour aider le petit village des Montagnes du Soir à développer son activité touristique en valorisant notamment son patrimoine bâti. Marols rejoint ainsi ...

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Le Pénitent

Encyclopédie >> Le saviez-vous ?

Il reste en France peu de confréries de pénitents et aucune dans la Loire. Il faut aller dans le Midi, dans le Velay ou le Gévaudan par exemple, au Puy, à Sainte-Sigolène ou Saugues durant la Semaine Sainte pour assister aux processions. ...

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Quand la peste frappait le Forez

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De 1347 à 1645, la peste a frappé le Forez à de nombreuses reprises. Aujourd'hui encore, sa légende noire subsiste dans le paysage de nos villes et villages à travers le vocable de Saint Roch dont le nom est li&...

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Les armoiries de Saint-Etienne

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Les armoiries ont été adoptées quelques jours avant la Saint-Etienne, à la séance du 22 décembre 1961 du Conseil municipal, après que le ...

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Crimes et châtiments en Forez

Encyclopédie >> Histoire

Des "flétrissements" au fer rouge, des pendaisons (y compris de cochon, y'a pas de raison), des duels au soleil, des émeutes, des procès, des seigneurs brigands, des saigneurs de toutes sortes, des sorcières, des ...

Grève: accueil des enfants impossible selon l'association des maires

article thumbnai Un préavis de grève a été déposé pour le jeudi 20 novembre pour tous les personnels du système éducatif. Les maires des communes se retrouvent  à nouveau face à loi - jugée inapplicable par une majorité des...
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Une ex-ministre du Sénégal à Montbrison

article thumbnai Jeudi 20 novembre, la Ville de Montbrison accueillera Mme Soukeyna N’Diaye Ba, ex-ministre du Sénégal. Elle sera reçue officiellement par Liliane Faure en mairie à 18h30, puis elle anima une conférence débat sur la condition de la femme en...
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Soldats inconnus Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
ImageEn 1879, au fond du puits Dolomieu, un incendie se déclarait dans une écurie. Si on a retenu le bilan humain (treize mineurs asphixiés et encore six sauveteurs, soit dix-neuf victimes), on a certainement oublié de retenir le nombre de chevaux qui ont succombé. En cette veille de Noël, à Roche-la-Molière, ils furent dix-huit à ne pas se relever. Quels noms portaient-ils ? "Jupiter", "La Fierté", "Mandrin" ? Et quels noms portaient leurs compagnons d'infortune, à Dolomieu ou ailleurs, à deux ou quatre pattes, tués par la fumée noire ou un éclair blanc ?
 
Journaliste honoraire et auteur-éditeur, Sylvain Post ne pouvait pas rater la Fête du livre de Saint-Etienne pour y  présenter son ouvrage Les chevaux de mine retrouvés"Le premier mineur de France, écrit-il, était un paysan du Forez et la descente des chevaux dans les puits pour assurer au fond le transport du charbon, a commencé à Rive-de-Gier, en 1821. " Un puits de Saint-Etienne n'a-t-il pas porté le nom de "Puits des chevaux" ? Trois ans d'enquête ont été nécessaires pour étayer cette histoire singulière, celle de la « cavalerie souterraine » et l'épopée de ces 10 000 chevaux, ânes et mulets qui furent, de la moitié du XIXe siècle à la décennie 1920-1930*, une des pièces maîtresses de la course au rendement dans les houillères françaises.
 
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crédit photo : Yann Arthus-Bertrand et Centre historique minier du
Nord-Pas-de-Calais/ Paul Walet
 
L’auteur, que nous aurons plaisir à retrouver tantôt pour un entretien, explique pourquoi les compagnies ont dû carburer à l’énergie musculaire au cœur de la Révolution industrielle. Un paradoxe au siècle de la machine à vapeur ! Force est de constater que huit personnes sur dix sont persuadées,aujourd'hui encore, que ces chevaux terminaient leur vie dans les ténèbres et mouraient aveugles. Et si on acceptait d’entendre le contraire ? Ce livre fait la part des choses entre mythe et réalité. Petite interview de l’auteur.
 
Comment l’idée d’écrire « Les chevaux de mine retrouvés » vous est-elle venue ?

Huit personnes sur dix affirment que les chevaux de mine terminaient leur vie au fond et qu’ils mouraient aveugles. Une poétesse prise de compassion pour ces animaux a bénéficié d’une bourse de la vocation. Et très récemment j’ai pu lire dans un livre que « ces chevaux naissent et vivent dans les profondeurs », alors que la plupart des chevaux de fond étaient châtrés et que l’on préférait les hongres aux juments. J’ai senti que le mythe s’est substitué à la réalité.


En effet, on dit généralement que ces chevaux ne remontaient jamais. Vrai ou faux ?

Faux. Mais le discours doit rester nuancé. En 1920, dans une même région, certains chevaux revoyaient régulièrement le jour, d’autres pas. C’est la dimension des cages qui déterminait la remonte ou leur maintien au fond. Dès que les cages ont pu accueillir les animaux, les compagnies minières ont généralement ordonné la mise à l’herbe régulière de ces « moteurs animés ». Car le transport souterrain du charbon était extrêmement  dépendant de l’énergie animale avant l’arrivée de l’air comprimé, des moteurs diesel et de l’électricité. D’où l’importance d’avoir des chevaux bien nourris et en bonne santé, capables d’exprimer tout leur potentiel. Ne croyez donc pas la légende selon laquelle les chevaux de mine dépérissaient et mouraient fatalement dans les ténèbres. En 1936, lorsque les ouvriers ont obtenu leurs premiers congés payés, les chevaux ont bénéficié de deux semaines de pâture supplémentaires.

Mais au temps de Zola les chevaux  restaient au fond…

Difficile d’être plus catégorique que Louis Simonin lorsqu’il affirme en 1867, dans « La Vie souterraine », « qu’une fois entrés dans la mine les chevaux n’en sortent plus ». C’est l’auteur le plus cité, repris et adapté de la littérature minière. Il était à la fois ingénieur de l’Ecole des mineurs de Saint-Etienne et écrivain aux avant-postes de la révolution industrielle. Il a influencé le roman d’Emile Zola paru dix-huit ans plus tard, en 1885. Que « Germinal » décrive une mine se refermant sur les chevaux comme un tombeau n’a rien de choquant. Que l’opinion, aujourd’hui, soit presque unanime à penser que ces animaux ne revoyaient pas le jour est beaucoup plus surprenant. L’aventure a commencé comme Simonin l’a décrite, mais elle n’a pas continué sur cette lancée.
 
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Cheval entraînant un vargue, vers 1850.
Gravure d'après Lançon extraite de "La vie souterraine et les mineurs" (1867) 
 
Comment expliquez-vous que le malentendu persiste ?

Zola a du génie. Avant d’écrire son roman qui synthétise le discours de la classe ouvrière, les convulsions sociales et politiques, la répression de la grève, la catastrophe finale, l’auteur de « Germinal » a procédé à des repérages. Zola a une méthode d’approche du réel. C’est un artisan acharné du détail, un orfèvre en la matière. Chaque détail est exact et vérifiable. Il garantit au lecteur le respect de la vérité. D’où l’impact de son roman. Il suffirait pourtant de se souvenir qu’il s’agit d’un roman daté de 1885, alors que l’histoire est une marche inéluctable. Puis, le film de Claude Berri, en 1993, qui s’inscrit plutôt dans le cinéma réaliste, est venu consolider l’impression que « Germinal » a si fortement laissée, plus proche des convictions que de la réalité.


Pourquoi publier en 2007  « Les chevaux de mine retrouvés » ?


Les Charbonnages de France, créés en 1946, l’année de ma naissance, cesseront d’exister juridiquement le 31 décembre 2007. En faisant le bilan des livres publiés à l’occasion de la fermeture de la dernière mine de charbon française en 2004, je me suis aperçu que les chevaux de mine ont été évoqués de manière anecdotique. Aucun auteur ne s’est éternisé sur le rôle déterminant de la « cavalerie souterraine » que l’industrie a mobilisée à partir de 1821, pour en faire une des pièces maîtresses de la productivité jusqu’à la décennie 1920-1930. Le dernier cheval a été remonté en 1969. Sans un livre dédié entièrement à ces merveilleux compagnons du mineur, la vérité ne risquait pas d’éclater au grand jour.

On a donc manqué toutes les occasions de rendre hommage à ce compagnon du mineur…


On peut comprendre que les chevaux de mine n’aient pas été mis en lumière au cours du dernier tiers du XXe siècle. Ce n’est pas une question de paresse intellectuelle. C’est l’époque qui voulait cela. En 1960, la direction générale du génie rural et de l’hydraulique agricole invita à l’abandon des animaux de trait en agriculture, au profit du tracteur. La même année, le ministre de l’Industrie annonça le démarrage du processus de la récession charbonnière. Dans ce contexte, les derniers chevaux prirent la dernière cordée en 1962, 1965 et 1969 sans vraiment faire la « une ». L’attention était concentrée sur les questions d’approvisionnement en énergie et sur les investissements nécessaires pour conduire l’exploitation des houillères à son terme. On citait plus volontiers les prouesses technologiques des mines françaises.
 
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 Jeune conducteur de chevaux
crédit photo : reconstitution Jean-Pierre Mongaudon

Votre livre semble découpé en rubriques à la manière d’un magazine

C’est un livre de journaliste. J’ai choisi d’approfondir, chapitre après chapitre, chacun des thèmes qui me semblaient important : les races, les conditions de travail, la prévention du surmenage, l’alimentation, les maladies, les catastrophes. Cette approche technique permet d’éviter le piège de la sensiblerie. Je tenais, aussi, à donner leur juste place aux témoins de l’époque des chevaux de mine. Beaucoup de lecteurs se disent bouleversés par ces personnages. Les chevaux ont su se faire une place dans le cœur de ces hommes qui travaillaient durement. Il y a une communauté de sort entre le mineur et le cheval. Tous ceux qui témoignent dans mon ouvrage usent des mots de la fraternité pour décrire leur compagnon à crinière.

N’y a-t-il pas eu de cas de mauvais traitements ?


Le sort des chevaux de mine s’est trouvé considérablement amélioré à partir d’une action engagée à Saint-Etienne. En 1914 et en 1928, des scandales avaient éclaboussé les houillères de la Loire. Le pire est arrivé en période de crises, lorsque les mineurs ont répercuté sur les chevaux la pression qu’ils ont eux-mêmes subie. L’affaire fit grand bruit et à la suite d’une campagne, largement répercutée par la presse, Raymond Poincaré ordonna une enquête. Le cheval ouvrier obtint le bénéfice de la loi sur la durée du travail et une répression efficace des mauvais traitements.

Pour finir, vous avez retrouvé les races des chevaux de mine…

Oui, d’où le titre : « Les chevaux de mine retrouvés ». Emportés dans la dynamique industrielle, les éleveurs de l’époque ont travaillé sur les races, pour fournir des chevaux adaptés aux différentes tâches. Aujourd’hui les fruits de ces sélections sont inscrits au registre de la diversité des espèces et à la préservation d’un précieux patrimoine vivant. L’ardennais, le trait du Nord et le trait breton, jadis favoris des compagnies minières, appartiennent à notre époque. D’une manière générale, les chevaux de trait ont la cote, aujourd’hui. Pour preuve les quelque 300 000 spectateurs répartis entre Boulogne-sur-Mer et la Capitale qui suivent la mythique « Route du Poisson », la plus grande course d’attelages de chevaux de trait au monde, l’évocation de l’itinéraire des chasse-marée qui, jusqu’au milieu du XIXe siècle, avalaient 300 km en 24 heures pour porter le poisson frais à Paris. Elle attirera plusieurs centaines de chevaux pour sa neuvième édition, fin septembre 2008. D’autre part, les chevaux de trait réinvestissent la ville, la forêt, le vignoble. On sent bien que le partenariat entre les hommes et les chevaux n’est pas simplement tourné vers le passé. Il est à nouveau dans l’air du temps.
 
 
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Le partage du "briquet" (la "portion" dans la Loire)
 huile sur toile de Bernard Frackowiak

« Les chevaux de mine retrouvés », par Sylvain Post
Editions De Borée.
Septembre 2007.
Format 22 x 27 cm, 200 pages. Broché.

Note: En 1914, 550 chevaux travaillaient dans les mines stéphanoises. En 1950, ils n’étaient plus que 102. En 1958, seulement huit et les deux derniers furent remontés un an plus tard. Les noms de certains d'entre eux ont été écrits dans des ouvrages consacrés à l'aventure du charbon: " Jupiter ", " Apollon ", Ravaillac ", " Mandrin " et " Jean Bart "  pour l’Histoire de France et du Forez. " Le Breton " et " Le Vaudois " pour les provinces. " La Bourgeoise ", " La Fierté ", " L’Inflexible " pour certains traits de caractère. Mais aussi " L’Emir " ou encore " Mahomet " !
 
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Une image célèbre légendée
Descente d'un cheval dans un puits, à Firminy
(vers 1908) 

 
 
Écrit par Hervé