
Le projet du Centre ETOILE date de 1997. Les travaux de construction devraient débuter en 2010 à Lyon à proximité du "pôle hospitalier-est" des HCL et du Centre Léon Bérard. Les premiers patients devant y être accueillis durant l'année 2014.
"C'est un projet d'une ampleur nationale qui mobilisera énormément de moyens; qui permet d'espérer beaucoup en s'attaquant à des cancers durs à combattre", souligne Robert Reichert, Directeur Général du CHU de Saint-Etienne.
S'il existe déjà en France deux centres qui pratiquent l'hadronthérapie par protons (protonthérapie), le Centre Antoine Lacassagne à Nice et et le Centre de protonthérapie d’Orsay, le Centre ETOILE sera en revanche le 1er centre en France d’hadronthérapie par ions carbone. D'où son nom, un acronyme: Etablissement pour le Traitement Oncologique par Ions LEgers.
Le Professeur Remillieux, physicien et coordonateur du Comité scientifique du futur établissement (avec Jean-Michel Moreau), rappelle que l'hadronthérapie est une technique dont on trouve l'origine dans les travaux de l'Américain Bob Wilson, dès 1946. Elle consiste à utiliser non plus les photons (rayons X) ou électrons de la radiothérapie conventionnelle mais des hadrons, protons ou ions carbone, en faisceaux de grande énergie.
A ce jour, il n'existe que quelques centres dans le monde à pratiquer l'hadronthérapie par ions carbone: deux au Japon où un 3e doit voir le jour, un en Allemagne, où d'autres projets sont en cours. Un autre est prévu en Chine. Un autre encore à Pavie (Italie). "
Son terrain de chasse, c'est la tumeur radiorésistante", dit le Professeur Jacques Balosso, Directeur du Centre ETOILE.
"C'est à dire les tumeurs qui mettent en échec la radiologie classique ou la protonthérapie." Cette technique s'adresse aussi aux patients souffrants de tumeurs localisées à la tête, au cou, etc, dans des situations anatomiques difficiles, non-opérables. Joseph Remillieux explique que ce traitement, qui requiert un environnement technologique complexe (un accélérateur de particules entre autres) possède la précision balistique pour venir à bout des tissus tumoraux, sans causer de dommages dans les tissus sains en aval de la tumeur, comme ce peut être le cas avec d'autres techniques (neutronthérapie). Une efficacité biologique est également évoquée, supérieure du double au triple à celle des photons, électrons et protons, et réduisant ainsi le nombre de séances et la durée totale du traitement.

Guillaume Wassmer, secrétaire général du GCS Etoile
On retrouvera dans le Centre ETOILE le couple Médecine/Physique qui a accouché de l'hadronthérapie dans les années 50 puisqu'il sera composé d'un Centre de soins (1000 patients/an au début à raison de 13 séances en moyenne d'une trentaine de minutes par patient ) et d'un Pôle de recherches.
Le Centre sera installé dans un bâtiment d’environ 15 000 m2. Il sera exploité dans le cadre d'un contrat de partenariat (Partenariat Public Privé). Le coût dépassera les 150 millions d'euros. Les procédures sont en cours (financements, marchés de construction...). Un Groupement de Coopération Sanitaire, GCS ETOILE (personne morale de droit public) a été constitué. Il est composé de 5 établissements qui possèdent chacun des parts de la structure.
Les Hospices Civils de Lyon (25%)
Le Centre de Lutte Contre le Cancer Léon Berard (25%)
Le CHU de Grenoble (25%)
Le CHU de Saint-Etienne (12,5%)
L’Institut de Cancérologie de la Loire (12,5%)
A son Assemblée générale, une de ses composantes, participent donc les Directeurs généraux des établissements fondateurs.

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