
Brice Hortefeux a clos à Saint-Etienne le 116e Congrès national des sapeurs-pompiers. Après un tour des stands et une prise d'armes sur le parvis du Zénith, le ministre a rejoint la grande salle du Zénith où l'attendaient de nombreux sapeurs-pompiers.
Le colonel Richard Vignon, président de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers, a pris la parole pour critiquer le rapport de l’Assemblée nationale (remis en juillet), lequel estime que le coût des services départementaux destinés à la lutte contre les incendies aurait augmenté de 245,6 % entre 1996 et 2007. Le rapport préconise notamment de s'interroger sur l’organisation du temps de travail des sapeurs-pompiers professionnels et d'
"envisager la possibilité d’une évolution du système actuellement majoritaire de gardes de 24 heures vers des régimes plus souples de 12, 10 ou 8 heures". Ce qui, pour l'officier, supposerait deux possibilités: recruter des pompiers professionnels en plus (ce qu'il estime contradictoire avec la volonté de faire des économies) ou bien simplement baisser le nombre de sapeurs-pompiers à la garde. Et par conséquent, le colonel Vignon craint
"une baisse du niveau de sécurité des populations."Il est aussi longuement revenu sur la question du volontariat, évoquée vendredi avec Luc Ferry (
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Le ministre a ensuite pris la parole, d'abord pour rendre hommage aux 12 soldats du feu décédés cette année dans l'exercice de leur fonction et aux nombreux blessés. Il a fait part de sa détermination à combattre les actes délictueux commis contre les pompiers (
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" Plus qu'une chance, c'est aujourd'hui une nécessité absolue", a-t-il dit de la complémentarité entre pompiers professionnels et volontaires, affirmant vouloir "conforter et moderniser le volontariat, une forme originale d'engagement ouvert". Concernant la formation, il a indiqué vouloir "une meilleure individualisation de la formation des volontaires, en allégeant de 15% en trois ans le volume de la formation sans en altérer l'efficacité".
"Je souhaite que le premier départ en intervention (...) du volontaire soit le plus rapproché possible dans le temps de l'instant où celui-ci a fait le choix de s'engager", a souligné le ministre.
Il a estimé aussi que le volontaire, dans l'accès aux grades supérieurs, devait trouver "un élément de reconnaissance de son engagement et de la formation reçue".
Le ministre a encore proposé "de définir au cours de l'année prochaine, les nouvelles normes de l'engagement volontaire", donnant comme mission au directeur de la sécurité civile "de bâtir l'architecture juridique qui permettra de mieux protéger le volontaire que ce soit physiquement, socialement, mais aussi juridiquement".
Il a souhaité enfin "une redynamisation des bureaux départementaux du volontariat " et, "pourquoi pas, dans le cadre du débat national qui s'ouvrira l'an prochain, d'une valorisation de l'engagement volontaire dans les régimes de retraite".
> Le rapport
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