Charles Rambaud, 82 ans, devint en 1968 le directeur du Service d’Animation Culturelle de la Ville de Saint-Etienne. Il a bien connu Ito Josué.
« Je l’ai rencontré en 1947. A l’époque il existait un groupement de jeunes artistes, peintres et autres, pour la plupart issus des Beaux-Arts. On s’appelait l’Atelier, parce que « logés » au 33 de la rue Michelet, dans un ancien petit atelier d’armurier. On était une bande de garçons et de filles, musiciens et un peu bohémiens. (…) Ito était un très grand photographe. Pour le connaître, il faut regarder ses photos. Il a volé des expressions prodigieuses. Il a rendu le plus bel hommage à la culture populaire. A l’époque on y croyait. On pensait que Mozart était fait pour tout le monde... Quand j’ai appris sa mort, j’ai fais le tour des copains – on n’est plus très nombreux – c’est comme ça que j’ai appris la mort en décembre de Charles Fourneyron, un dessinateur qui « croquait » les comédiens. (…). Ito a aussi réalisé de très belles photos de nus. C’était un garçon passionné par son art. On passait des heures à discuter de la photographie. (…) Il a regardé le numérique avec un souverain dédain. Lui, il ne retouchait jamais ses cadrages. Je lui ai dit un jour qu’il avait un oeil rectangulaire. C’était un grand.... »
photo d'illustration/Ito Josué
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