
Il y a 14 mois que l'ensemble du service de médecine nucléaire, auparavant dissocié à Bellevue en deux services, dans deux pavillons, s'est installé à l'hôpital Nord. Ce regroupement des équipements de très haut niveau, dans des locaux adaptés, a permis leur utilisation optimale. "
Le CHU dispose de matériels dont il peut se glorifier et qui n'ont rien à envier à nos concurrents", s'est félicité le Pr Francis Dubois, chef de service.
"Une des plus belles plateformes de médecine nucléaire de France", a déclaré pour sa part le Pr Roger Tran Manh Sung, Président de la Commission Médicale d'Etablissement.
28 personnes travaillent dans ce service intégré au Pôle IMOFON - Imagerie fonctionnelle et métabolique, en comptant les 6 médecins, les 4 secrétaires et les préparateurs de pharmacie chargée de fabriquer les radiopharmaceutiques (médicaments qui contiennent un produit radioactif) en fonction de l'examen demandé, de l'âge et du poids du patient. Plusieurs milliers de patients ont été accueillis. Les équipements en question s'appellent gamma-caméras. Elles détectent les rayonnements gamma du produit absorbé. Elles sont simple-tête, double-têtes ou hybride. Cette dernière, couplée à un scanner, permet au médecin d'avancer dans son diagnostique.
Le Tep (ou PET-SCAN) est un examen tomographique qui nécessite pour sa part une caméra à détection de positons associée avec un scanner. Elle coûte 3 millions d'euros, nous indique notre guide. Le patient été préparé au préalable. Il a été installé dans un box, allongé au calme et il est toujours sous l'oeil des caméras. Il reçoit une injection contenant un "traceur", du fluor 18, fabriqué pour sa part à Lyon ou Genève. Grâce à la savante interaction des différentes particules qui se produit ensuite dans son organisme, la machine détecte les rayonnements et les médecins peuvent rechercher les éventuelles tumeurs sur l'ensemble du corps en un seul examen. Sur les écrans de la salle d'interprétation apparaissent les images de médecine nucléaire, des scanners et leur fusion pour un repérage anatomique précis. La zone d'examen est une zone très réglementée. Murs en moellons pleins, vitres des salles de pupitre des manipulateurs en verre au plomb, portes également plombées. Les urines sont stockées dans des cuves de décroissance. La seringue injectant le produit est elle-même insérée dans un cache-seringue en tungstène.
Les activités du service sont à double facette: à visée diagnostique (scintigraphie cardiaque, thyroïdienne, rénale, corps entier...) et à visée thérapeutique dans le cas du traitement de l'hyperthyroïdie. Les "explorations cardiaques" sont réalisées avec l'aide d'un cardiologue qui mesure l'effort des patients. Sur les enfants, les examens peuvent porter sur les reins, les os (rhumes de hanche, douleurs articulaires) les cancers... Il arrive aussi, dans les cas d'enfance maltraitée, que le service soit sollicité et la scintigraphie osseuse utilisée pour détecter des fractures anciennes.
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