Les gravières de Mâtel, dans le Roannais, faisaient l'objet d'une fermeture. Elles sont de nouveau ouvertes au public depuis le 1er septembre après que les résultats d’analyses pratiquées par la Direction des Services Vétérinaires aient confirmé que les oiseaux retrouvés morts sur le site avaient bien été victimes du botulisme de souche C ou D, inoffensif pour l’homme.
La fermeture avait été décidée par Grand Roanne Agglomération, propriétaire des lieux, en accord avec les autorités sanitaires, après la découverte de plusieurs oiseaux morts. "Cette mesure a été prise à titre préventif dans l’attente des résultats d’analyses complémentaires actuellement effectués par la Direction des services vétérinaires", précisait Grand Roanne Agglomération qui ajoutait: " Néanmoins, après un premier examen pratiqué mercredi sur un oiseau trouvé sur le site, le botulisme est d’ores et déjà considéré comme étant le responsable probable de cette mortalité soudaine..."
Près de 400 oiseaux morts avaient été repêchés l'année dernière sur le site, à la même époque. Les résultats des premières analyses virologiques menées au laboratoire départemental de référence de l’Ain, sur plusieurs cygnes, canards et poules d’eau, avaient d'abord exclu l’influenza aviaire hautement pathogène H5N1. Les résultats des analyses complémentaires avaient ensuite confirmé l'hypothèse du botulisme de type D, inoffensif pour l'homme. Elles avaient été menées au centre national de référence du botulisme (Institut Pasteur de Paris) sur les prélèvements sanguins effectués sur des cygnes malades.
De tels épisodes d'importante mortalité d’oiseaux aquatiques sont régulièrement constatés en France. iIs sont favorisés par des températures élevées, les basses eaux et le temps orageux. Ces conditions naturelles favorisent la multiplication bactérienne, la production de toxine par les bactéries et la remise en suspension de la vase contenant les bactéries.