C'est le plus ancien magasin de Saint-Etienne. Il existe depuis 1865. Une éternité. " La Maison Barbier a toujours été localisée rue Sainte-Catherine et spécialisée depuis sa création dans les articles religieux", nous dit Olivier Dumas.
Il y a huit ans, le précédent propriétaire partait à la retraite alors qu'Olivier Dumas, qui travaillait dans le secteur industriel, cherchait à se reconvertir dans le commerce. C'est un peu par hasard qu'il a repris l'affaire. Mais c'est vrai aussi qu'elle lui correspondait tout à fait. " Pour tenir une boutique comme la Maison Barbier, il faut vraiment aimer les articles que l'on vend, dit-il. Ce qui suppose d'avoir la foi et de pratiquer la religion catholique." Â
Icônes, médailles, croix, bougies, statuettes... c'est le seul magasin à proposer une aussi grande variété d'articles religieux, fabriqués pour certains d'entre-eux dans le Puy-de-Dôme. On y trouve aussi de nombreux santons et quelques exemplaires de menorah, le chandelier à sept branches, "pour une petite clientèle juive mais aussi, parfois, chrétienne." Une dame âgée entre dans le magasin, puis un jeune homme. Les oreillettes de son mp3 grésillent. La musique n'est pas de celle qu'on entend à l'église. Il achète un chapelet. La cliente repart avec une bougie de neuvaine. C'est une bougie qui brûle pendant neuf jours et dont la lumière accompagne les prières des croyants. " Nous en vendons quotidiennement", nous dit Olivier Dumas. Quant aux chapelets, il note depuis deux ans un certain succès auprès des jeunes. " Nous avons une clientèle très variée, régulière et très attachée au magasin ou plus occasionnelle. En fin d'année, il y a ceux qui entrent pour débuter ou compléter une crèche. Il y a ceux qui viennent acheter des cadeaux à l'occasion de fêtes familiales: baptêmes, mariages, les communions également, surtout de mars à juin."Â
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Parmi les autres articles très populaires, il y a les icônes, qui à l'origine appartiennent à la tradition orthodoxe. Celles du magasin viennent de Grèce. Il existe différents modèles, les plus simples consistant en une feuille collée sur un carré de bois. D'autres sont écrites entièrement à la main - on dit écrire et lire une icône - dorées à la feuille d'or. Les prix évidemment évoluent en conséquence. Parmi les médailles, la grande "star" reste celle dite "Miraculeuse". Elle est gravée, raconte la tradition catholique, des motifs indiqués par Sainte-Catherine Labouré, d'après sa vision de la Vierge et des explications reçues de Marie elle-même. Pour l'anecdote, le motif des douze étoiles en cercle, sur son envers, a été repris sur le drapeau européen.
" Les clients achètent des médailles de la Vierge. Il est beaucoup plus rare de vendre des médailles avec le Christ et dans ce cas ce sera plutôt à des garçons. Sinon les gens préfèrent acheter des croix, avec ou sans Christ." Mais de médailles dédiées à Notre-Dame de Valfleury, de Bonson,... ? " Nous n'en avons pas malheureusement. Nous dépendons aussi des fabricants qui réagissent à des marchés. La fabrication, marginale, serait pour eux peu rentable..."
A noter aussi que la Maison Barbier, historiquement, est un distributeur agréé de décorations, qu'elles soient militaires (Croix du combattant...), civiles (Palmes académiques, Ordre du Mérite agricole...) ou les deux (Légion d'honneur...).
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