Le CPSF, membre du Collectif Loire Amont Vivante, milite pour que la Semène soit préservée.

Il fait valoir que depuis le percement d’un pertuis au pied du barrage des Plats (Saint-Genest-Malifaux), la rivière qui serpente dans les départements de la Loire et de la Haute-Loire, "est la seule du bassin stéphanois à couler quasiment librement, depuis sa source dans le Parc Naturel Régional du Pilat jusqu’à sa confluence dans le fleuve Loire" (soit 47 km) et que "la qualité de ses eaux, sa richesse biologique se sont très nettement améliorées".

Le barrage, construit en 1958, est vide depuis plusieurs années. L'ouvrage doit être conforté avant une éventuelle remise en eau, destinée à reconstituer une ressource en eau potable pour les communes du Syndicat des eaux de la Semène et du Syndicat des barrages, maître d'ouvrage (Firminy, Unieux, Fraisses et Saint-Paul-en-Cornillon).

Soit au total, près de 50 000 habitants ligériens et altiligériens.  

Pour le CPSF, " ces 6 années pendant lesquelles le barrage n’a pas fonctionné ont permis de montrer que la question de l’approvisionnement en eau potable pouvait être assurée différemment, à partir d’autres réseaux".

Pour beaucoup, le retour de la retenue est perçu aussi comme un atout touristique. Coût du projet: 6 millions d'euros.

Une enquête publique a cours jusqu'au 2 mars. Outre celles déjà citées, sont concernées dans la Loire les communes de Saint-Genest, Jonzieux et Marlhes.

> Les propositions alternatives du collectif

photo: archives FI

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