Le Parcours découverte « Entre Halage et Rivage » à Briennon invite à marcher sur les pas des mariniers.
L'itinéraire pédestre, long de 4,8 km et agrémenté de panneaux d’interprétation, débute au port de Briennon et longe le canal de Roanne à Digoin par l'ancien chemin de halage. Le promeneur s'aventure ensuite dans la ripisylve, végétation spécifique des bords de cours d'eau, découvre la lône de Briennon, ancien bras de Loire, et arrive jusqu'aux rives du fleuve.

Au fil de sa balade, le public est sensibilisé à différentes thématiques : le canal de Roanne à Digoin, le fleuve Loire et le milieu naturel avec sa faune et sa flore locales. Il découvre de manière ludique les essences d’arbres présentes avec un jeu question/réponse dans la ripisylve et la complexité du milieu par des bornes de visée sur le bocage, la falaise à hirondelles et la confluence rivière / fleuve.
Le circuit comprend trois variantes (+ 6 km) permettant la découverte du pont canal de la Teyssonne, la confluence avec le Sornin et l'écluse de Briennon.

Le canal de Roanne à Digoin a été créé suite au plan Becquet, ministre des travaux publics de 1817 à 1830. Destiné au transport du charbon, des eaux minérales, des céramiques, phosphates, sables.... il a été ouvert en 1838 pour pallier aux contraintes de la navigation sur la Loire. Il a été réalisé par Pierre Benoît de Varaigne. Son alimentation se faisait au niveau de Roanne grâce à la création d'un barrage. Concurrencé par le chemin de fer, il fut modernisé afin d'augmenter son gabarit et sa capacité de frêt (loi du ministre Charles de Freycinet en 1879). A partir de 1890, il est élargi sous la direction de l'ingénieur Léone-Abel Mazoyer.

De 13 écluses à l'origine, il passe à 10, mais plus grandes et mieux conçues. Le mouillage passe de 1,60 mètres à 2,20. Les berges sont alors rehaussées de 40 cm et la cuvette creusée de 20 cm, sauf aux endroits où la présence d'ouvrage ne permettent pas ces aménagements. Ainsi à Biennon où le canal emprunte le pont canal de La Teyssonne et où seules les berges sont rehaussées de 60 cm. Il connut son apogée durant la première Guerre Mondiale pour décliner dans les années 60 et s'éteindre en 1989.
Un panneau revient sur cette histoire et évoque les accidents qui l'ont frappé, des crues (1846) aux ouragans (1879) en passant par le gel (65 jours d'arrêt en 1891) et les effondrements (catastrophe d'Artaix en 1933).
Photos/CC du Pays de Charlieu