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"AREVA fait dans la contamination durable", selon le CRIIRAD |
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 Le CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité) invitait le 3 juillet la population de Saint-Priest-La-Prugne à une réunion publique à propos du suivi radiologique qu'il a réalisé en 2006 et 2007. L'étude, faite à la demande du Collectif des Bois Noirs et avec le soutien financier du Conseil Régional Rhône-Alpes et du Conseil Régional d’Auvergne, montre qu’il reste de nombreux points noirs. Selon le CRIIRAD, "AREVA fait dans la contamination durable." Le dispositif officiel d’autosurveillance de l’impact radiologique comme la méthodologie de contrôle des terrains contaminés mise en oeuvre par AREVA, exploitante du site pendant une vingtaine d'années, seraient en effet " inadaptés".
Le CRIIRAD indique notamment qu' " AREVA ne semble pas avoir l’intention de traiter certaines parcelles qui restent contaminées... Lorsque des parcelles sont traitées par AREVA, la qualité de la décontamination n’est pas garantie. Le dispositif de traitement des eaux contaminées issues de l’ancienne mine n’est pas au point. Les rejets radioactifs effectués dans la Besbre transforment certaines plantes aquatiques en déchets radioactifs avec des accumulations en radium 226 supérieures à 100 000 Bq/kg sec. Les interrogations persistent sur les modalités de gestion à long terme des 1,3 million de tonnes de résidus radioactifs à très longue période physique entreposés dans le bassin de 18 hectares. "
" Une stratégie commune sera définie avec le Collectif des Bois Noirs, la CRIIRAD et la vice présidente du Conseil Régional Rhône-Alpes déléguée à l’environnement et à la prévention des risques afin de saisir les autorités au plus haut niveau pour obtenir les améliorations qui s’imposent", précise l'organisme scientifique indépendant.

Le site en 1990
Le CEA puis la COGEMA (AREVA) ont exploité à Saint-Priest-La-Prugne, durant plus de 20 ans, des mines d’uranium (de 1955 à 1980) ainsi qu’une usine d’extraction (de 1960 à 1980). Cette exploitation a généré des millions de tonnes de déchets radioactifs (stériles et, surtout, résidus d’extraction de l’uranium) caractérisés par des périodes radioactives très longues (dangerosité maintenue pendant, au minimum, des centaines de milliers d’années). Les conditions de stockage des résidus ne garantissent pas leur confinement dans la durée, quant aux stériles, ils ont été dispersés dans l’environnement. En 1996, le projet de réhabilitation du site présenté par la COGEMA rencontrait une forte opposition. La mobilisation des populations locales et des élus permettait de bloquer le projet et d’organiser une expertise radioécologique du site. Sur proposition du ministère de l’Environnement, deux études ont finalement été conduites en parallèle entre 2001 et 2003, à partir d’un cahier des charges commun :
- l’une pilotée par l’Etat (DRIRE), financée par la Cogéma et réalisée par le laboratoire de l’école des Mines de Nantes;
- l’autre pilotée par la commune de Saint-Priest-la-Prugne, co-financée par la municipalité, le Conseil régional Rhône-Alpes et les conseils généraux de l’Allier et de la Loire et réalisée par la CRIIRAD.
> En savoir + sur le site du criirad
>> L'exploitation de la mine d'uranium de Saint-Priest-la-Prugne a fait l'objet d'un long article sur nos pages
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Écrit par FI
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