Chaque année depuis dix ans le Cercle Aquariophile de Saint-Etienne organise à la Bourse du Travail une "Bourse aux poissons". Une quinzaine de clubs des régions Rhône-Alpes-Auvergne étaient présents le 15 mars 2009 pour échanger ou vendre leurs poissons de mer et poissons exotiques d'eau douce, d'eau saumâtre et coraux. La prochaine bourse aux poissons et matériel d'occasion aura lieu le 14 mars 2010 à la Bourse du Travail, Cours Victor Hugo à Saint-Etienne. Réservation pour les éleveurs au 06 86 76 54 54 .

[article 2009] Le CASE existe depuis 36 ans. C'est le seul cercle aquariophile de Saint-Etienne et, avec sa centaine d'adhérents, un des plus importants de l'Hexagone. Il est présidé par Georges Dumas. "On fait de la sensibilisation à l'aquariophilie et des initiations dans les écoles, on  reproduit aussi des poissons et on fait des boutures de coraux... Avec cette bourse, on évacue notre surplus de production et cela nous permet d'échanger nos souches, de rencontrer les autres clubs " .

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Cette réunion est ouverte à tous et l'entrée est gratuite. Les enfants peuvent s'essayer à la "pêche au canards". Les adultes souhaitant vendre ou échanger leurs poissons louent un bac pour 10 euros. 60 bacs de 100 litres accueillent plusieurs milliers poissons, vendus à des prix très attractifs, à partir de 0,30 euros. " On ne le fait qu'une fois par an pour respecter le marché aquariophile ", précise le président.


Georges Dumas, président du club, Michel Cazalet, son prédécesseur (pendant plus de vingt ans) et désormais président d'une Fédération aquariophile en région Rhône-Alpes-Auvergne.

Mais attention, il faut venir de bonne heure pour acheter les plus beaux specimens ! Ceux de Pierre Rossello par exemple. Cet éleveur, amateur comme tous ceux présents ici, est venu de la région lyonnaise pour vendre ses espèces de Cichlidés du Malawi. " Chaque éleveur a un peu sa spécialité, nous explique-t-il. Mais Il fallait venir ce matin pour voir les plus colorés. Ils sont tous partis." Il ne reste que les plus jeunes, qui n'ont pas encore leurs beaux habits. "J'achète certaines souches dans des magasins spécialisés et entre éleveurs on se file des adresses pour avoir des espèces précises. Certains vont même les chercher en Allemagne..." Parce que les Allemands, nous apprend-t-il, sont beaucoup plus aquariophiles que les Français. Quant aux prix, ils varient en fonction de la rareté de l'espèce, de l'âge...

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Jean-Michel Védrine est un aquariophile marin. Contrairement aux poissons d'eau douce, il reste de nombreuses variétés d'eau de mer qu'on ne sait pas élever. D'où un prix de vente plus élevé et d'autant plus que les poissons marins sont généralement d'une taille plus imposante. Il  fait aussi dans le "jardinage des coraux" en les bouturant, comme des plantes. Lui aussi a vendu de bonne heure ses plus belles pièces. " L'avantage ici, pour les poissons c'est de trouver des animaux plus sains que dans le commerce. Pour les coraux c'est d'acheter une petite bouture et de la faire fruictifier dans son aquarium. Après, il suffit d'avoir de la patience. C'est plus intéressant que d'acheter une grosse pièce dans un magasin qu'on va payer très chère". C'est plus écologique aussi puisque cela évite de les prélever dans la nature.

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"C'est très réglementé", souligne-t-il. Chaque bouture en effet a sa fiche d'identité, la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) qui indique l'origine du corail sur lequel elle a été prélevée et qui est remise à chaque acheteur. Dans un aquarium, il nous montre des coraux âgés de 10 ans, d'environ douze à quinze centimètres de diamètre. La croissance n'est donc pas très spectaculaire, quoique plus rapide dans un aquarium vide de prédateur que dans le milieu naturel. Elle varie en fonction du calcium qui est fourni. La couleur, la taille, là encore, font la différence sur le prix.

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Dans la salle Sacco et Vanzetti, nous croisons aussi Brigitte. Elle a acheté sept poissons d'un coup, pour repeupler son aquarium, théâtre d'un génocide à l'eau de javel bien involontaire. "Ici on peut parler, on échange, on reçoit des conseils". Et Jutta, venue avec ses enfants qui réclament un animal. Elle penche pour un poisson. " Ça fait rêver, dit-elle. Le seul problème c'est qu'on peut pas les caresser". Alors, elle hésite  encore un peu. En tout cas, elle espère bien se rincer l'oeil...

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