
L'architecte R. Ricciotti
Dans le cadre du plan de cohésion sociale de Jean-Louis Borloo, elle doit parer au mieux au problème de l'emploi en regroupant sous un même toit toute les volontés oeuvrant dans l'aide et l'accompagnement aux personnes en difficulté. Elle abritera, outre les services publics de l'emploi (ANPE, Assedics), les locaux de 17 organismes d'accompagnement chargés d'aider à la formation, à l'orientation et à la création d'entreprises. Elles développeront ensemble des actions communes en lien avec les besoins du monde économique.
- Structures d'orientation: CIO (Centre d'information et d'Orientation), Maison des Métiers, Espace Info Jeunes...
- Structures d'accompagnement: Mission Locale Jeunes, Centre d'Information sur les Droits des Femmes, PLIE, AFIJ...
- Structures d'aide à la création d'entreprises: Fondation Agir contre l'Exclusion...
D'autres structures tiendront également des permanences ou participeront à des forums, notamment les chambres consulaires, les syndicats professionnels, l'AFPA...

L’objectif premier est de rendre l’offre beaucoup plus lisible et de simplifier autant que possible le parcours des demandeurs d’emploi ou des personnes souhaitant se reconvertir. "Cette maison en effet, dit Nicole Peycelon, doit être celle de tous. Pas uniquement celle de ceux qui, malheureusement, ont des difficultés d'emploi, mais doit aussi accueillir et proposer des services à tous les Stéphanois et Ligériens désireux de progresser dans leur vie professionnelle."



L'architecte a prévu notamment de créer un toit végétalisé (avec pelouse) et une verrière avec une structure gonflable entre deux grands blocs de béton. Il y aura une "rue intérieure" et des coursives et les façades seront percées par des ouvertures aléatoires inspirées du travail du peintre Claude Viallat, dont le Musée d'art moderne de Saint-Etienne possède la plus grande collection en Europe. " Ces percements qui seront mis en lumière la nuit rendent hommage à Viallat, exlique l'architecte. Celui-ci ne voulait pas croire à la disparition de la peinture, ne pouvait se résoudre à croire que la peinture n'était plus crédible... Sa peinture, fondamentalement politique, refusait cette fatalité. J'ai essayé d'imaginer une relation, de me demander si on pouvait refuser la fatalité par un passage en force dans la matière, comme dans un inexorable destin qui aurait pu être malheureux..."