L'intersyndicale Sud Solidaires, CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC appelait à une journée de mobilisation ce 13 novembre dans tous les centre de l'Association pour la Formation Professionnelle des Adultes (AFPA). A Saint-Etienne, les salariés des centres de Roanne et Saint-Etienne ont distribué des tracts. Une délégation devait être reçue en Préfecture.
Ils s'opposent au "démantèlement de l'organisme public". Ils s'inquiètent d'abord pour le financement de l'organisme qui, à partir du 1er janvier 2009, dans la continuité de la loi de décentralisation de 2004, doit être en grande partie transféré aux régions. Celles-ci choisiront les organismes de formation sur appels d'offres dans le cadre d'une mise en concurrence avec le privé. Les salariés de l'AFPA craignent la destruction du service public de formation professionnelle qualifiante.
" Il y a certains secteurs d'activité qui risquent de fermer et des formations plus courtes et moins qualifiantes entraîneront des emplois précaires ", explique un représentant de l'AFPA de Saint-Etienne.
Idem pour les restaurants dont la gestion sera confiée à des sociétés privées. Ce qui menace le coût actuellement peu élevé du repas pour les demandeurs d'emploi (2,50 euros, précise un délégué syndical). Idem encore pour l'hébergement puisque, selon un formateur du CFA de Roanne,
"il sera aussi ouvert à l'extérieur et pas uniquement pour ceux qui viennent en formation à l'AFPA". Il y aurait donc moins de places pour les premiers destinataires des services de l'AFPA. Enfin, ils s'inquiètent quant au service des psychologues du travail qui pourraient rejoindre le nouveau Pôle Emploi, fusionnant ANPE, Assedic et AFPA.
"Sur la Loire on parle aussi de rattachement entre Saint-Etienne et Roanne" , ajoutent-ils. Dans ce cas, l'AFPA de Roanne ne serait plus un centre, avec une direction et une équipe, mais un simple site. A l'heure actuelle, 30 personnes travaillent sur le centre de Roanne, contre 45 il y a 3 ou 4 ans.
" La casse a commencé depuis 2004", souligne un Roannais.
"J'ai compté encore une bonne de douzaine de départs à la retraite. Bientôt, on ne sera plus qu'une quinzaine... "