
La délégation de service public, de type affermage, avait été signée en février 2007 avec l'association qui exploite la salle des musiques actuelles, la LIMACE (rassemblant 22 structures), pour cinq ans. Prolongée d'un an, elle arrivera à terme en fin d'année. Le 6 février 2012, le conseil municipal s'est prononcé sur le principe d'une délégation semblable pour les six années à venir " pour que le Fil poursuive son bel élan et permettre de maintenir l'équipe de 14 salariés". Ils étaient neuf au départ.
" Le Fil n'a cessé de faire croître ses ressources propres", a souligné encore Françoise Gourbeyre. En 2009, la participation de la Ville représentait 42% du budget. Et 38,5 l'année suivante. En 2011: 36 %, soit 531 000 euros.
En terme de public, 170 000 spectateurs ont été accueillis depuis l'ouverture et 44 500 en 2011 (en comptant les concerts hors les murs). Soit 5000 de plus qu’en 2010 pour un niveau de fréquentation proche de celui de 2009. Cette année là, le FIL avait attiré plus de 50 500 spectateurs (10 000 de plus qu'en 2008) mais les Assises Régionales de la Jeunesse avaient attiré à elles seules 5900 personnes. Ajoutons que la part des entrées gratuites représente en 2011 neuf mille et quelques entrées et que 62% du public abonné habite Saint-Etienne.
250 artistes ont été accueillis sur scène en 2011 (34% de Ligériens). 858 depuis l'ouverture et 70 groupes en studio. Le nombre d’artistes étrangers a augmenté, passant de 16% en 2009 à 22% en 2011.
L'inauguration eut lieu le jeudi 31 janvier 2008. La salle (400 places assises ou 1200 debout, avec loges, studios et bar-club) conçue par l'architecte Fabien Jallon comme un clin d'oeil à l'identité stéphanoise - mais sa parure métallique n'évoque-t-elle pas plutôt la trace argentée que laissent derrière eux les gastéropodes ? - avait été pensée dès 2003. Le projet fut validé par l'équipe municipale en 2004 et s'inscrivait dans le contexte de la création du Zénith, en même temps que le Hall C et autre salle Jeanne d'Arc étaient jugées obsolètes. Rappelons au passage le rôle important joué par Archam Sivaciyan, conseiller délégué à la politique de la musique et du spectacle vivant, décédé en 2011.
"Dans une région où l'indice de jeunesse est en baisse, il est entendu qu'une salle de type "SMAC" jouerait un rôle en terme d'attractivité du public jeune mais aussi en terme de rayonnement et de communication", insistait à l'époque la direction des affaires culturelles (fiche projet). Il existait à l'époque sur le territoire, environ, 70 SMAC. Le chantier débuta en septembre 2006...
La petite histoire a retenu que Mamani Keita & Nicolas Repac (musique du monde), Congopunk (pop punk tropicale) et Big Buddha et les Visiteurs du soir (cosmopop) furent les premiers artistes à venir y tisser la première trame d'une longue chaîne de concerts... Nos photos d'époque: