Brève du 29 juillet 2006:

Parlons transfert ! Pas celui d'un quelconque « footballeur de fortune » mais celui d’un cinéma stéphanois.

Nécrologie du 38, rue Gambetta

Trop limité en écrans, en fauteuils et en espaces d'animation - mais riche de tant de projections et de rencontres entre cinéastes ou intervenants de tout poils et le public - le site actuel du Méliès, rue Gambetta, vit ses dernières heures. A l’aube de cette fin, il n’est pas interdit de revenir brièvement sur ses débuts, pour combler les férus d’histoire locale. Nous empruntons ici à Jean Gabriel et à son Histoire du cinéma à Saint-Etienne (1984) :

« Le Méliès (deux salles) démarra le 3 avril 1970*. Le 14 juillet de la même année, sa destinée était confiée à Guy Rossano. Le mandat de celui-ci commence à peine lorsqu’il subit, bien malgré lui, des séquelles de la guerre d’Algérie qui vient de se terminer. En septembre 1970, le Méliès programme La Bataille d’Alger, ce qui ne plait point à certains extrêmistes. Mr Rossano reçoit des menaces qui jurent de s’en prendre au cinéma. Par bonheur, les agresseurs ne se montreront jamais…


L'ancien Méliès sera transformé en commerces et logements...

.Le 11 juillet 1983, l’U.G.C. cède le Méliès à deux mordus de la pellicule, Alain Cramier, un Parisien, et Alain Nouailles, un Nîmois… L’été fut consacré à divers travaux, réfection de la façade, élargissement (relatif) du hall d’entrée, transformation esthétique de la Salle A : remplacement des fauteuils, modernisation du décor et des éclairages, agrandissement de l’écran, - et perfectionnement des deux cabines A et B. Le Méliès 83 se voulait « Art et Essai » par la programmation de « films d’auteurs » français et étrangers ; mais surtout « grand public » avec des Classiques et des œuvres récentes de qualité, nationales autant qu’internationales. Le gala de redémarrage se déroula le Mardi 6 septembre 1983, au studio A avec Liberty Bell (Art et Essai). Le carton d’invitation ajoutait : « On peut venir avec les enfants, ils seront accueillis au studio B où leur sera projeté Le Mécano de la Générale de Buster Keaton, - et l’on entrait ici dans la série « Classique de qualité »… »


* En lieu et place du cinéma Fémina né dans les années 1910. Sur le même site, également une brasserie et un cabaret : le Trianon, actuellement la boite La Mine. Le tout géré par une dame : Mme Cagne. Entre 1960 et 1962, le Fémina fut rebaptisé le Morgan.

Carnet rose

L’ouverture le 2 août prochain du nouveau Méliès, constitue un nouveau jalon dans l’aventure du cinéma stéphanois. Désormais les afficionados de Bellevue et de Saint-Roch, pour ne citer qu’eux, devront aller plus au nord, place Jean Jaurès, pour retrouver leur cinéma....

Le N° 0 de la gazette du Méliès nouvelle version fait part de l’excitation et de l’appréhension légitimes qui animent l’équipe à la veille de cet heureux évènement et revient brièvement sur leurs motivations:  « Servir les films et les spectateurs, car il ne s’agit que de ça, en définitive. Nous avons accordé la plus grande importance au volume des salles, à la surface des écrans, à la qualité du son : ce sont d’abord par ces qualités que le cinéma fait la différence. Servir les films, c’est aussi les exposer au mieux en durée et nombre de séances) et les accompagner efficacement (par l’information, par les animations). Servir les films c’est enfin faire en sorte que les spectateurs se sentent bien au Méliès. Par le confort de la salle et de son accès, certes, mais aussi par un ensemble de propositions périphériques : informations, débats, rencontres, comme dans l’ancien site, mais en mieux… »




Quatre salles sur deux niveaux (2 x 125 et 200 places) accueilleront les spectateurs, plus spacieuses, leurs premiers rangs seront moins proches de l’écran. Des écrans diffuseront dans les halls d’accès des bandes annonces, à l’entrée deux guichets… bref, un multiplexe moderne et fonctionnel pour réveiller un peu la place Jean Jaurès mais toujours dans l’esprit Méliès.

Le Méliès Café constituera une nouveauté. Entre bar culturel et lieu de restauration éthique, il se veut un lieu de vie indépendant ne sera pas seulement réservé aux porteurs de billets de cinéma. Il possèdera d’ailleurs son propre accès et proposera une programmation cultrelle autonome qui ne sera pas axée uniquement vers le 7ème Art. Tourné vers la diffusion artistique au sens large (orale, musicale, plastique…) le « Méliès Café » doit permettre aux artistes de s’exprimer dans leurs domaines et de faciliter le rapport entre le public et les œuvres..

Mais bien entendu, il proposera aussi des évènements ponctuels qui permettront à tous de prolonger dans un lieu convivial, à travers des débats ou autres, la programmation du cinéma. Un « Méliès Café » pour une « 3ème mi-temps » en quelque sorte.



Côté boissons, le bar mettra l’accent sur des produits artisanaux et originaux en faisant la part belle aux petits producteurs et artisans de la région. Les produits importés, notamment le thé et le café, seront issus du commerce équitable. Lieu de restauration rapide aussi, sur les séances de midi et de 20h, il mettra en vente des plats simples à manger « sur le pouce » ou une formule « apéro-tapas ».

Tout à la fois complémentaire et autonome vis à vis du cinéma, le « Méliès Café » se veut donc résolument original, convivial et surtout "économique"...


Propagande

Enfin, et à titre très personnel, parmi les miliers de films qui ont été projetés au vieux Méliès, je vous recommande :


Agenda: A venir

Médiathèque

  • Médiathèque
  • Médiathèque
  • Médiathèque
  • Médiathèque
  • Médiathèque
  • Médiathèque
  • Médiathèque
+ de 1800 fichiers

Lettre d'information