C'est le 23 mars, à 17 heures, que se tiendra, à la Cour d'Assises du Palais de Justice, la finale locale 2012 du concours de plaidoirie "Lysias". Il s'adresse aux étudiants de 1ère et 2ème année de droit. Alors qu'ils étaient cette année près de 40 candidats lors du premier tour de sélection, qui débuta le 28 février dernier, ils ne sont désormais plus que quatre en lice: les deux meilleurs étudiants de Licence 1, et les deux meilleurs de Licence 2. A savoir Clément Chambon et Lucie Gache (L1), Daniel Del Vecchio et Laura Duc.
Le jury sera présidé par Annie Antoine, Présidente du TGI. La finale est publique.
Voici notre article, publié en 2009, permettant de mieux saisir de quoi il retourne:
Julien Hugerot et Marie Aulagnier représenteront la Faculté de Droit de Saint-Étienne à Paris lors de la prochaine finale nationale du concours Lysias. Les deux étudiants, respectivement en 1ère et 2ème année de licence, ont remporté la finale locale au tribunal de Saint-Étienne.
Organisée pour la huitième année consécutive par l'aejdl (association des étudiants juristes du département de la Loire) elle était présidée par Régis de Jorna, président du tribunal de grande instance de Saint-Étienne. Des avocats et professeurs tenaient lieu d'assesseurs. Marie Aulagnier, finaliste en 2008 (L1), était opposée à Kahina Sour sur une affaire ayant trait à un homicide ou tentative d'homicide. Sa consoeur, l’ avocate générale, devait démontrer la culpabilité de Gertrude Paté, accusée d'avoir servi à son mari infidèle une coupe de champagne dans laquelle elle avait versé du poison. Sauf que la victime, Louis Archibald, marquis de La Coquillette, n’a pas été tué par le poison versé par sa moitié roturière. C’est bien le mauvais champagne « discount » lui-même qui a causé la mort, l’effet du poison, l’autopsie l’a montré, ayant été neutralisé par un traitement médicamenteux. Si Marie Aulagnier défendait sa cliente et entendait démontrer que la tentative d’empoisonnement n’était pas constituée, son adversaire rétorquait que « Gertrude Paté voulait devenir une veuve fortunée ».
Julien Hugerot de son côté affrontait Audrey Deygas et s’acharna à défendre les intérêts de sa cliente, Marie-Antoinette de la Baleine, une femme lésée, selon lui, par « l’utilisation abusive » de son nom patronymique. C’est que Loana Frivole avait ouvert une boutique sous l’enseigne « De la baleine... et plus si affinités », de même qu’une marque de lingerie très fine, toujours sous cette appellation, baleine renvoyant ici aux tiges des corsets. Mme de la Baleine, associée par certains, abusivement c’est certain, à la petite entreprise de Mlle Frivole, a vu fondre le nombre de ses clients - elle donnait des cours de bienséance - plus vite que celui des cétacés.
Maniant le code pénal, le code de la propriété intellectuelle, la jurisprudence et à leur sens le bon sens, les quatre juristes ont défendu crânement leurs clients, et leurs chances. Ils disposaient aussi d’autres armes: la voix, l’intonation, le regard, le silence, l’attitude, sans oublier l’humour.
« Attention à l’humour » , a averti le président du jury à l‘adresse des quatre étudiants après une demi heure de délibéré. «
Si on essaie ça peut tomber à plat. Le jury a été peu sensible à certains traits d’humour ». Il a relevé aussi des petits problèmes d’élocution, de liaisons, trop de lectures de notes ici, là des effets un peu trop théâtraux, un ton parfois
« un peu trop familier » ou un
« fonds juridique faible ». Et s’il a recommandé à l’un d’être plus
« décontracté » il a noté aussi le côté structuré de la plaidoirie. A l’adresse d’un autre, il a souligné le
« ton naturel » et la
« pugnacité ». Ou encore à une autre qu’elle a su cependant
« s’attirer la sympathie du jury ». « La critique est aisée », a conclu Régis de Jorna.
« Mais la qualité est bonne et l’exercice difficile dans un décor intimidant. Félicitations à tous les quatre, vous êtes prometteurs... ».
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Les quatre finalistes, en 2010, étaient Emilie Baudoin et Ludivine Bogdziewicz en L1, Louis Pierrot et Julien Hugerot en L2. Ludivine Bogdziewicz et Julien Hugerot, vainqueurs, avaient donc participé à la finale nationale. Au niveau local, le jury était composé de Mr De Jorna, président du TGI de Saint Étienne, Mr le bâtonnier Maymon représentant le Barreau de Saint Etienne, maître Cauet, maître Pibarot, avocats du barreau de Saint-Étienne, cinq professeurs de la Faculté de droit de l'Université Jean Monnet de Saint-Étienne à savoir Mme Deumier, Mme Perret-Richard, Mme Rubi-Cavagna, Mr Bonnet, Mr Imbert-Magand.
La Faculté de Droit de Saint-Etienne réussit particulièrement bien dans ce Concours. Elle place très régulièrement un candidat en finale nationale. Les gagas sauront-ils honorer leur réputation ?
Palmarès :
2006 : Victoire Nationale en L2
2007 : Victoire Nationale en L1
2008 : Finale Nationale en L1