Les étudiants en travail social toujours mobilisés PDF Imprimer Envoyer
Écrit par FI   
Les étudiants en travail social de Firminy (futurs assistants sociaux, éducateurs spécialisés, conseillers en économie sociale et familiale, éducateurs de jeunes enfants...) ont fait "grève" mercredi 21 mai 2008. Ils protestent toujours contre le décret d'application (31 janvier 2008) de la loi sur l'égalité des chances de 2006 qui prévoit, sauf exceptions, une gratification pour les stages à temps plein de plus de trois mois de 398 euros mensuels. Mais nombre d'associations n'ont pas les moyens de verser cette somme et certaines ont dû "gelé" les stages promis à des étudiants. Ceux-ci demandent à L'Etat et aux collectivités locales de les aider financièrement pour qu'ils puissent effectuer leurs stages et finir leurs études. Ils demandent aussi que les stagiaires du secteur public bénéficient de la gratification au même titre que ceux du privé, ce qui n'est pas prévu pour le moment par le décret. D'autres manifestations pourraient avoir lieu. Le Conseil général pourrait également débloquer des fonds dans les semaines à venir.

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Photo de Cédric Mialon,
 manifestation à Saint-Etienne au mois d'avril

Nb:
Dans un courrier adressé à une éducatrice spécialisée ligérienne, membre du Collectif Rhône Alpin des Etudiants en Travail Social (CRAETS), le député Régis Juanico déclarait il y a quelques semaines que ses collègues et lui même "ont bien noté la contradiction entre la gratification désormais obligatoire pour les stages de plus de trois mois et la fragilité financières des structures, souvent associatives, qui accueillent les étudiants des Instituts Régionaux du Travail Social notamment, pour leurs stages professionnalisant de 6 à 9 mois."

Evoquant " une tension manifeste entre la volonté, bien légitime, de reconnaître le travail des stagiaires et l'absence de financements adaptés pour assumer ces gratifications ", il écrivait aussi avoir interpellé, avec le Groupe Socialiste, "le Ministre (Xavier Bertrand, ndlr) le 16  avril afin qu'il mette en œuvre rapidement des moyens pour que les étudiants ne soient pas pénalisés dans leurs études."