La France, deuxième pays producteur de maïs transgénique en Europe, derrière l'Espagne, a activé vendredi 11 janvier la clause de sauvegarde à Bruxelles, pour suspendre sur son territoire la culture du maïs transgénique Monsanto 810.






Le Comité de préfiguration de la Haute Autorité sur les OGM, consulté par le gouvernement et dont fait partie Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes, vient en effet d’émettre des "doutes sérieux" sur le maïs transgénique Monsanto 810, seul OGM actuellement cultivé en France.

Elle a aussi « relevé un certain nombre de faits scientifiques nouveaux négatifs ». Des traces de pollen ont ainsi été retrouvées « à plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres ». Des conséquences sur certains animaux, lombrics et lépidoptères, sont également évoquées.  En attendant qu'elle soit validée par l'Europe, la décision d'activer la clause de sauvegarde est une bonne nouvelle pour Jean-Jack Queyranne et  l'Association des Régions de France, pour qui les cultures OGM, outre le fait d'être incompatibles avec l’agriculture biologique, entraînent une perte de la diversité des variétés agricoles et favorisent la disparition des petites exploitations traditionnelles.

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Elle marque aussi une première victoire pour le collectif Zérogm42 qui organisait un jeûne solidaire place Jean Jaurès à Saint-Etienne. Celui-ci n'existe que depuis septembre 2007 et se tourne plutôt vers l'information des consommateurs et la sensibilisation des hommes politiques. Christophe, informaticien de profession, avant de rejoindre le collectif, a participé dans d'autres départements (puisqu'il n'y a pas de parcelles  déclarées dans la Loire) à des actions avec les Faucheurs volontaires. Le week-end dernier, il a fait une grève de la faim durant quatre jours à Lyon, par solidarité avec José Bové.

"C'est surtout une bonne nouvelle pour la biodiversité, dit-il, du fait des preuves scientifiques qui ont été apportées sur l'impact néfaste de ces cultures sur la faune et la flore, on peut espérer qu'elles sonnent définitivement le glas de l'utilisation de cet OGM en France. En attendant, je l'espère, qu'il soit interdit dans tous les autres pays." Mais le combat continue aussi en France, "toujours dans le but  d'une alimentation sans danger et pour le respect d'une agriculture de qualité ". Il va se porter désormais contre les importations de soja transgénique  destiné à l'alimentation animale en remplacement des farines animales. "Une absurdité" dénonce le collectif. "D'abord parce qu'on pourrait produire en France les protéines nécessaires à l'alimentation animale mais surtout parce qu' ici aussi, des études scientifiques montrent les risques sanitaires..."


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