Le collectif “ Montplaisir, mon quartier ” a été créé pour faire entendre l’avis des habitants de Montplaisir sur la question des Roms. Suite aux évènements que l'on sait, s'estimant heurté par un certain nombre de propos lus ici où là, quelques-uns de ses membres souhaitaient faire une mise au point. L'occasion aussi d'évoquer l'avenir de l'emplacement du groupe scolaire.
Le collectif, fort d'une vingtaine de membres, a été créé
"spontanément" avant l'évacuation. Il est à l'origine de la fameuse pétition. Son responsable, Joël Jourda, a tenu à préciser d'emblée que sa démarche était d'abord animée par un
"esprit de quartier", et sans
"caractère politique aucun".
La pétition, signée par 1123 habitants en huit jours, rappelait ses engagements au Maire, pris lors du Conseil municipal du 30 juin, et demandait la fermeture du squat de la rue de Terrenoire avant le 25 août.
"Il s'agissait de faire appliquer simplement la décision de justice le plus vite possible, tout en respectant la dignité humaine ", explique Joël Jourda qui évoque aussi des
"tensions croissantes" entre les habitants et les Roms et des
"pétitions dispersées". Le texte énumère de nombreux problèmes de cohabitation auxquels auraient été confrontés les habitants et les commerçants du quartier: incivilités, dégradations, manque de respect envers les habitants, notamment les personnes âgées, trafics en tout genre... Il semblerait cependant qu'aucun membre du collectif de Montplaisir n'ait eu de contact avec les gens du Réseau de solidarité pour aborder ces questions.
Quelques membres du collectif, autour de Jean-Jacques Rey, conseiller général du canton de Saint-Etienne Sud-Est 3.
Le collectif entendait aussi évoquer l'avenir du site. Le groupe scolaire devant être démoli dans le courant de l'automne, et le projet de l'Ecole de la Croix Rouge ayant été "délocalisé" (
lire), plusieurs pistes semblent déjà se dessiner. La moins cocasse n'étant pas celle d'une caserne de CRS. Une crèche pourrait voir aussi le jour sur l'emplacement.
"La population du quartier rajeunit, explique le collectif,
il faut penser aux mamans". Le site pourrait aussi accueillir un complexe sportif. De l'avis de Joel Jourda, responsable associatif sportif, c'est la plus intéressante.
"Il n'y a pas de vrai complexe sportif dans les quartiers Sud-Est et les équipes sont obligées d'aller ailleurs", fait-il valoir.
Cette question sera débattue lors de prochains conseils de quartier, où les habitants pourront exprimer leurs préférences.