La Saint Maroun sera fêtée samedi 17 mars  à l’église Saint Pierre à Saint-Chamond. La messe, en rite maronite, à partir de 18h, sera présidée par le nouvel évêque de Batroun, Mgr Mounir Khairallah, avec la présence de Dominique Lebrun. Le diocèse de Saint-Etienne est jumelé avec celui de Batroun depuis 12 ans. L'évêque de Saint-Etienne avait assisté à l'ordination épiscopale de Mounir Khairallah en février.

La messe sera animée par la chorale Notre-Dame du Liban (Lyon) et les moines antonins maronites de Chaponost.

(article du 8 février 2009) A l'église Saint-Louis ce 8 février au soir, les fidèles stéphanois étaient conviés à assister à une messe un peu originale. Les pères Louis Tronchon et Christian de France avaient en effet demandé  au père Raymond Bassil de présider à l’Eucharistie en y intégrant tel ou tel aspect de la liturgie maronite. C'est que le 9 février, les Maronites fêtent Saint Maroun (ou Saint Maron), Père fondateur de leur communauté. Et le diocèse de Saint-Etienne est jumelé depuis une dizaine d'années avec celui de Batroun, au Liban.

"C'est une magnifique Eglise qui garde fidèlement la tradition chrétienne"
, devait dire le père Tronchon en préambule à la célébration. Cette Eglise maronite, forte d'un million de fidèles au Liban, est une des Eglises catholiques orientales. De cet Orient "de tradition vénérable, d'où nous est venue la Foi", a souligné le vicaire épiscopal du diocèse. C'est ainsi que pour fêter Saint Maroun, la célébration a intégré des passages en langue syriaque, chantés par le père Bassil. Celui-ci officie actuellement à Pélussin après plusieurs années passées à Saint-Chamond. Quant à la chasuble rouge sang qu'il avait revêtue, il rappela notamment que son Eglise était une Eglise "qui cherche à témoigner depuis toujours;  confrontée à des conflits depuis la nuit des temps".

Après la cérémonie, les fidèles sont restés pour l'entendre évoquer dans les grandes lignes l'origine et l'histoire de l'Eglise maronite. "Uné église indivise" originaire d'Antioche, une des 12 églises chrétiennes du Liban. De Saint Maron qui se fit ermite entre les IV et Ve siècles de notre ère, au moment où les querelles christologiques auguraient de la division des croyants, il dit que c'était " un homme appelé à prendre soin des autres" . Il évoqua ses disciples, "ceux qui ont mis les pas à la suite de Maron", les 350 martyrs après le concile de Chalcédoine, Jean Maron, premier patriarche au VIIe siècle qui entama "la Résistance".

Et jusqu'aux liens étroits qui les unissent à la France, "la tendre mère". Saint-Louis n'avait-il pas passé un traité avec la "nation maronite", faisant d'elle une partie de la nation française ?

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