Ces orientations consistent notamment à conforter le maillage du territoire, c'est à dire étendre le réseau TER et moderniser les infrastructures, développer l'intermodalité (billettique, rapport train/transports urbains...) et faire évoluer la gouvernance.
"Nous croyons au développement des gares", souligne Bernard Soulage. Un développement qui passe par la garantie de l'accessibilité au plus grand nombre, on pense aux personnes à mobilité réduite, et un travail sur la tarification et la billettique. La Région développe des tarifications combinées (TER+réseau urbain) ou intégrales.
"D'ici 2011-2013, une tarification zonale sera mise en place en Rhône-Alpes, sur le modèle de la carte orange en région parisienne par exemple ", indique le premier vice-président du Conseil régional délégué aux Transports. Une carte OùRA ! qui serait donc utilisée sur un maximum de réseaux de transports publics. D'ici là, à l'automne 2009, le but est d'étendre la zone d'utilisation du Pass OùRA (bus/tram/train/TER- dont la liberté d'utilisation est limitée actuellement au territoire de Saint-Etienne Métropole) au réseau lyonnais, une fois adapté techniquement puisqu'il est actuellement sur papier.
Bernard Soulage, premier vice-président du Conseil régional délégué aux Transports, Déplacements et Infrastructures, à Saint-Etienne le 8 décembre 2008.
Concernant la gouvernance, il s'agit de fédérer les autorités organisatrices de transport en Rhône-Alpes, elles sont nombreuses, autour de projets communs au service de l'usager.
"Chacun restera maître chez soi pour le roulant", précise Bernard Soulage, mais sans parler d'une structure unique à l'échelle régionale, difficilement réalisable, une autorité métropolitaine de mobilité durable doit assurer une cohérence plus intelligente pour ce qui est de l'information ou la billettique. A l'heure actuelle en effet, chaque autorité organisatrice a ses propres caractéristiques (tarifs jeunes par exemple).
Pour le maire stéphanois, qui relève "
actuellement la fragilité du lien entre Saint-Etienne et Lyon" , ce schéma
"garantira une bonne articulation de Loire Sud dans le dynamisme lyonnais et rhonalpin." A terme, une sortie sud de Saint-Etienne est envisagée pour ne plus diriger tous les flux vers le nord. Vers 2020, un projet de raccordement de Saint-Etienne à la Ligne Grande Vitesse Méditerranée est dans les papiers. Plus proche dans le temps, le Gier et l'Ondaine pourraient bénéficier d'une desserte plus efficace. Le SRST entend aussi développer des services de transport innovants respectueux de l'environnement (comme ces "bus propres", à hydrogène, qui seront testés lors des prochains championnats du monde de ski à Val d'Isère) et mieux prendre en compte les derniers km de l'usager. A Saint-Etienne, Maurice Vincent promet à compter de 2009 l'aménagement du plateau piétonnier, un nouveau service de vélostation et de nouvelles pistes cyclables.
Pour financer ses projets, qui incluent aussi un doublement du trafic fluvial d'ici 2013 sur le Rhône, pour le frêt, la région aura besoin de faire entrer de l'argent. Dans un contexte bugétaire défavorable, elle va devoir envisager des solutions nouvelles. Plusieurs pistes sont envisagées: Versements Transport Additionnel (VTA) que les entreprises de plus de 10 salariés versent aux autorités organisatrices de transports urbains, Eurovignette pour les poids-lourds...