On prend les mêmes, à savoir Tiken Jah Fakoly, Jean-Philippe Bayon, vice-président à la solidarité internationale de la Région Rhône-Alpes et Damien Chavalard de l'association Synapse. En 2007, ils avaient tenu une conférence de presse en marge d'un concert de l'artiste de reggae, au Foreztival, pour parler de son projet d'école primaire mené conjointement avec l'association Synapse. Ils avaient également évoqué celui d'un collège à Dianké, au Mali (lire). Avant de rejoindre le Zénith pour participer à la 6e Nuit du Reggae, Tiken Jah Fakoly a fait le point sur l'avancée de ces démarches et évoquer d'autres réalisations en faveur de l'éducation des enfants.


104 enfants de Touroni, au nord ouest de la Côte d’Ivoire, répartis dans trois classes, ont pris possession de leur école depuis le début de l'année.  L’inauguration officielle aura lieu le 13 décembre, quelques jours après la fête du Tabaski (l'Aïd-el-Kébir en Afrique de l'Ouest) en présence de la star africaine, du ministre de l'Education ivoirien et des représentants de l’association Synapse, son soutien de bout en bout.

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Quant au collège de Dianké, il est également opérationnel et sera inauguré en février 2009. Il est né d'un mariage à trois, entre la région de Tombouctou, Toloni, l'association de l'artiste (basée à Lyon) et la Région Rhône-Alpes qui a financé le projet pour moitié.

Mais Tiken Jah Fakoly a déjà d'autres projets d'écoles en tête. Au Sénégal peut-être mais les besoins sont partout. Et "il n'y a pas de développement sans école" , rappelle l'artiste. Une école qui  dans son esprit se doit d'être ouverte à tous, garçons et filles. Surtout aux filles encore trop souvent  les premières "sacrifiées". En mars prochain, il inaugurera une tournée dans une dizaine de pays africains. "Le but est de construire une école dans chaque pays où il y aura un concert" , déclare celui qui se décrit comme un "Africain optimiste". Mais pas exalté pour deux sous quand il estime que le réveil de l'Afrique prendra du temps, et pragmatique, qui ne compte pas sur les recettes pour les financer mais plutôt sur le coup de pouce des sponsors et des partenaires.

"C'est la meilleure manière de dire merci à tous ceux qui au début ont acheté mes cassettes", répond-t-il quand on évoque son engagement solidaire qui ne se tarit pas. "C'est la meilleure manière de partager avec les gens qui ont fait de moi ce que je suis..."

En plus de leur prêter sa voix.


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