A la suite de la publication de ce petit article, Michel Caniaux a tenu à apporter quelques précisions. Michel Caniaux est Délégué Général ALTRO, association présidée par René Souchon et qui oeuvre pour la promotion de TRANSLINE. Ses propos figurent en fin d'article.
D'après une enquête réalisée il y a quelques mois par Réseau Ferré de France, il existe trois tracés possibles pour une future ligne TGV Paris/Lyon, chacun d'un coût de 10 à 12 milliards d'euros. La première hypothèse, la plus rapide, fait passer le train plein sud par Montargis et Nevers pour rejoindre Moulins. Les deux autres hypothèses envisagent un détour vers Orléans pour relier ensuite Bourges, ou bien Nevers, et de là Moulins. La liaison entre la capitale des Gaules et celle du Bourbonnais pourrait se faire via Mâcon ou, plus vraisemblablement dans la 3e hypothèse (via Bourges) par Roanne. Dans cette dernière éventualité, qui a la préférence des élus, la LGV frôlerait Vichy et favoriserait Clermont, mais aussi Roanne et Saint-Etienne.
Si les 3 hypothèses de TGV passant par le Centre France sont en capacité à placer Clermont-Ferrand à moins de 2 heures de Paris, contre 2h 40 actuellement en utilisant la ligne de Montargis, avec un tracé entre Moulins et Lyon via Roanne, cette dernière deviendrait une ville étape du nouvel axe, au même titre que Mâcon sur la LGV existante. Quant à Saint-Etienne, la modernisation de l'axe vers Roanne permettrait une liaison plus rapide vers Paris en même temps qu'une ouverture sur le Centre Ouest. Une LGV Paris/Lyon via Bourges semble aussi plus favorable à une liaison avec la façade Atlantique par Tours (projet Transline).
/DR
* Respectivement Maire de Clermont-Ferrand, Président de Clermont-Communauté; Président du Conseil régional d’Auvergne ; Président de Grand Roanne Agglomération, représentant le Conseil régional Rhône-Alpes; Maire de Saint-Etienne et Président de Saint-Etienne Métropole.
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Précisions:
-Le doublement de Paris-Lyon est une des fonctionnalités du système TRANSLINE qui comprend trois branches se rejoignant dans l'Allier, le plus près possible de Montluçon (branches Est vers Lyon, Nord vers Paris et Ouest vers l'Atlantique).
-Les branches est et ouest constituent une double transversalité Lyon-Montluçon-Nantes-Rennes et Lyon-Montluçon-Limoges-Bordeaux. Contrairement à ce qui est dit dans l'article, la transversalité TRANSLINE ne passe pas par Tours, déjà bien desservie,mais contribue à sortir de leur enclavement ferroviaire des territoires encore oubliés aujourd'hui (Auvergne, Limousin et Poitou-Charentes) tout en permettant trois transversalités, en ajoutant Rennes-Nantes-Bordeaux, au lieu d'une,
-L'article souligne bien que le meilleur compromis qui développe le maximum de fonctionnalités, c'est l'itinéraire Paris-Orléans-Bourges-Vichy-Roanne-Lyon. Un léger crochet via Montluçon, en partie le long de l'A71, ajoute encore des fonctionnalités comme un doublement de Paris-Bordeaux.
-Aujourd'hui, de toutes les collectivités représentées le 15 décembre, toutes sont adhérentes d'ALTRO sauf St-Etienne Métropole à qui une demande d'adhésion a été faite. L'évolution des évènements devrait être favorable à cette adhésion.
-C'est, en effet, le consensus le plus total fédéré par ALTRO qui permettra la plus grande efficacité. Aucune des collectivités concernées ne doit manquer à l'appel.