On s'attendait à ce que le meeting se tienne dans la grande salle du Centre des Congrès. Les spectateurs ont pris place dans une salle du rez-de-chaussée et les derniers rangs étaient vides. 

Françoise Grossetête était pourtant bien entourée: le n° 4 de la République en la personne de Bernard Accoyer, Jean-Pierre Taite, n° 2 de la liste de la Loire, Dino Cinieri, n°1 de l'UMP Loire. Laurent Wauquiez aussi, qui semble se moquer des sondages qui donnent la gauche gagnante et aime à se présenter comme l'ami de la Loire. " Elle a été oubliée par l'équipe sortante, estime-t-il. L'essentiel du soutien de la Région s'est concentré sur Lyon. Ce département vaut mieux que d'être une petite annexe." Quant à Françoise Grossetête, elle n'est guère plus terrorisée par les sondages. "On a toujours la perspective de convaincre", dit-elle. Une valeur ajoutée dont elle bénéficierait, par rapport à son adversaire socialiste, tient à son mandat de député européen. " Elue présidente, je donnerai la priorité à mon mandat régional mais je garderai un pied au Parlement européen pour défendre les intérêts de Rhône-Alpes et de la Loire." Elle ajoute qu'elle ne serait pas conseillère territoriale au terme d'un mandat de 4 ans (au lieu de 6 ans, réforme oblige).

Le maire de Feurs a quant à lui regretté que la Région soit si peu identifiée par le tout venant. " 24 ans après, cette institution n'a aucune identité !" Les uns et les autres se sont ensuite lâchés quand il s'est agi d'évoquer le bilan de la majorité sortante. "Région sclérosée", "dans le marasme" ou, au mieux "bilan négligeable, inconnu", dénonçant tantôt "la gabegie financière" (nouveau siège de la Région, dépenses de fonctionnement ), tantôt évoquant la supposée tiédeur sur la question de l'A45 en partie due à des "dogmatiques" avec lesquels la gauche devrait encore composer. "Assez de la culpabilisation des automobilistes", dit Françoise Grossetête qui estime par ailleurs qu'il y a des améliorations à apporter dans les cadencements ferroviaires. Elle souhaite développer le transit fluvial et déclare soutenir le projet d'installation d'un nouvel EPR en vallée du Rhône.  De l'emploi il fut aussi question.  "C'est la priorité". Elle estime que la Région n'a pas été assez à l'écoute des entreprises et a négligé les formations dans les secteurs porteurs. "Il faut savoir agir dans l'urgence, être réactif. Ce que n'est pas cette Région, devenue une administration trop lente."


Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale est aussi président du Comité de soutien de Françoise Grossetête. Le Savoyard espère que ces élections ne seront pas un "contre-signal" qui, selon lui, serait dommageable pour la France.

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