C’est la rentrée parlementaire. Institutions, audiovisuel, travail le dimanche..., l’année s’annonce chargée. Rappel des trois communiqués reçus sur la question du travail dominical.
Jean-Louis Gagnaire écrit dans un communiqué se réjouir "que l’ensemble des parlementaires de l’opposition rejoint par
des députés de la majorité aient compris l’importance de l’enjeu. Nous
livrerons une bataille parlementaire sans réserves, mais la
mobilisation de tous reste nécessaire afin d’enterrer un projet qui
touche au droit au repos, un fondement de notre civilisation. »
Le député socialiste souligne avoir adressé, dès décembre 2007, une
lettre ouverte aux commerçants et artisans de sa circonscription et aux
organisations professionnelles afin de leur exposer les raisons de son
opposition à la suppression du repos dominical*.
François Rochebloine estime pour sa part "s'il
est vrai que beaucoup de nos compatriotes sont déjà amenés, par choix
personnel ou par obligation à travailler le dimanche, il n'en demeure
pas moins qu'un aménagement de la règle dans le sens de son
assouplissement ne peut être que préjudiciable."
Même opinion pour Maurice Vincent, maire de Saint-Etienne, pour qui ce projet de loi "injuste
et rétrograde" "constitue un nouveau recul social et déstabilisera un
peu plus l'équilibre de la vie familiale sans ajouter quoi que ce soit
à l'emploi et la dynamique économique."
Le député de la Loire (Nouveau Centre) tient aussi à ne pas limiter le débat sur son caractère économique. "Le repos dominical rythme notre vie sociale ", écrit-il. "Et on menace tout une organisation de la vie en société",
ajoute François Rochebloine, qui prédit un éclatement encore plus
profond des structures familiales, la désorganisation de la vie
associative et "une disparition de pans entiers du bénévolat..."
" L'extension des possibilités d'ouverture des commerces le dimanche
est à mes yeux une très mauvaise solution car outre qu'elle constitue
une régression sociale manifeste, elle ne peut qu'induire une
destructuration des rytmes inacceptable.C'est pourquoi je m'opposerait
au vote d'une telle disposition, quel que soit l'habillage que pourra
prendre cette proposition de réforme. "
" Dans notre région, écrit pour sa part le président de Saint-Etienne Métropole
(PS) l
'agglomération lyonnaise devrait être concernée, malgré
l'opposition de la majorité des élus de la Région Urbaine de Lyon.
Comme eux, je ne peux que regretter que cette mesure risque de mettre
en péril nos politiques de gestion des zones commerciales et
d’équilibre des pôles d’attraction.
Cette disposition s’étendant jusqu'à Givors, elle générera à l'évidence
des retombées négatives sur les équipements commerciaux des villes de
la vallée du Gier et jusqu’à Saint-Étienne."
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* Le lecteur peut retrouver sur le site de J.-L. Gagnaire les raisons de son opposition à ce projet de loi
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