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Ici en compagnie d'André Moulin,
Conseiller municipal LO de Saint-Chamond
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En préambule à l’intervention de la camarade Arlette, Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte Ouvrière en Rhône-Alpes est revenue longuement sur la situation locale, évoquant les grandes blessures du passé et les luttes sociales récentes ou en cours, de la grève des éboueurs à la nouvelle carte scolaire. De Manufrance il fut question, reprise par des « prédateurs » dont un certain Bernard Tapie, de Creusot-Loire aussi, nationalisé et dont « les actionnaires ne perdirent rien ». Vis à vis de Jean-Charles Naouri, le Pdg de Casino - fortune personnelle estimée à 700 millions d’euros selon Nathalie Arthaud – la militante était particulièrement remontée: « C’est lui qui a fait la réforme des marchés financiers au plus grand profit des boursicoteurs » (quand il était directeur de cabinet de P. Bérégovoy, ndlr) « et c’est ce monsieur qui refuse aux salariés des services après-vente de Casino le 13ème mois ! ».
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Nathalie Arthaud
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Elle a donné son avis sur Giat: « En temps de guerre, on sait transformer rapidement les chaînes de montage d’automobiles en chaînes d’armement. L’inverse est tout aussi possible. Tous ces sites auraient pu être reconvertis dans la production de bien utiles… mais le système capitaliste est un système économique fou… Il est incapable d’utiliser des travailleurs compétents et qualifiés pour le bien de tous ! » A propos de la sinistre saga Duralex de Rive-de-Gier dont le dernier épisode a date eut lieu la semaine dernière avec le dépôt de plainte de 24 ouvriers contre leur patron « parti faire de l’argent ailleurs » : « Les 104 salariés sont ballotés entre l’espoir d’un repreneur et l’annonce de la liquidation immédiate et du licenciement. Et c’est peu dire que la direction n’a pas recherché un repreneur. Puisque le patron a purement et simplement disparu… laissant son usine à l’abandon, sans électricité… et depuis quatre mois, les immenses ateliers se dégradent lentement, au rythme des vitres cassées, du gel et du vent. Aucune autorité publique n’a entrepris la moindre action ! Le conciliateur désigné par le tribunal brasse du vent pendant que les salariés voient leur usine pourrir sous leurs yeux… »
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Concernant la situation du logement à Saint-Etienne, Nathalie Arthaud a évoqué notamment le projet de la municipalité qui prévoit à La Métare la démolition de 1000 logements et la reconstruction de 250 autres : « Ce n’est pas en démolissant les logements sociaux que les familles en attente sur les listes HLM vont pouvoir se loger ! D’autant plus que même si les loyers du secteur privé sont moins élevés à Saint-Etienne que dans d’autres villes, ils restent inaccessibles pour les petits salaires. » Pour ce qui est du projet de l’A45, elle a évoqué à la fois la vétusté et la dangerosité de l’A47 en même temps que l’A45 payante et les problèmes qu’elle créerait en terme d’environnement. Sans qu'on ne sache ce qu'elle préconise concrètement sur cette question.
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Interview pour France 3 (avec Alain Eck)
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Arlette Laguiller, candidate à l'élection présidentielle (créditée de 1,5 à 2% dans les derniers sondages) est ensuite montée au créneau pour dénoncer une énième fois « l’immense gâchis des ressources et du travail humain qui résulte de la guerre entre les grands groupes financiers pour assurer à leurs actionnaires un maximum de profits». Pour renvoyer aussi dos à dos (comme de coutume) la Gauche et la Droite, marionnettes politiques dans les mains du patronat et pour lesquels importent peu « que cette guerre économique soit menée avec la peau de la population ». Elle a fustigé De Villepin « qui a eu le culot de se féliciter de la diminution du chômage en prétendant qu’il était à son niveau le plus bas depuis sept ans. C’est un mensonge grossier ! Il n’y a jamais eu autant de radiations à l’ANPE ! » Elle a dénoncé le recul du service public, les lignes de chemin de fer local abandonnées, les bureaux de poste fermés.
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Mais c’est surtout vis à vis de Ségolène Royal qui « n’a pas défendu les intérêts du monde du travail » lors de sa prestation télévisée, qu’elle fut la plus incisive, déclarant « que ses quelques propositions concrètes formulées étaient ridiculement dérisoires ». « A propos du Smic, elle a précisé à la télé qu’il s’agit de 1500 euros bruts au bout des cinq ans de sa présidence. En gros, c’est 5% d’augmentation par an. (...) Son réalisme, c’est tenir compte des intérêts des patrons et pas de tous ceux qui doivent s’en sortir avec le Smic. » Pour Arlette Laguiller « il faudrait pour tous une augmentation immédiate de 300 euros ». A propos des « emplois tremplins » préconisés par la candidate socialiste, Laguiller ironise : « Emploi tremplin ? Mais où va-tomber le jeune après avoir sauté de ce tremplin-là ? » Concernant un second porte-avions, déjà bien sabordé par la gauche, elle a fait remarqué qu’en effet ce « joujou coûteux ne servira qu’a défendre le pays alors que personne ne l’attaque ». Le pays, pas la France puisque ce mot n’appartient pas au vocabulaire trotskyste des militants de LO.
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A propos de la question des logements, elle a affirmé que le droit au logement opposable resterait « de la poudre aux yeux » si l’Etat ne prenait pas des mesures fortes : « l’Etat devrait prendre en charge un vaste programme de construction en réquisitionnant les terrains nécessaires. En créant lui-même un office national pour embaucher directement les architectes… sans passer par les promoteurs immobiliers et les bétonneurs qui s’enrichissent sur la collectivité. »