François Bayrou est allé à la rencontre des salariés de l'usine Duralex (Rive-de-Gier) et des 300 ouvriers des Forges Mécaniques de la Loire au Chambon-Feugerolles. Concernant la situation des verriers*, abandonnés par leur direction, le candidat UDF à l'élection présidentielle a déclaré que c’était « choquant et insupportable ».

 

Lors d’une conférence de presse en préambule au meeting, il a déclaré qu'on « ne pouvait se contenter d’une France qui ne serait faite que de services » et qu’il lui fallait une « politique industrielle ». Ajoutant que l’Europe avait son rôle à jouer en « garantissant l’équité et la loyauté des échanges, notamment en matière d'exigence environnementale ».

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F.Bayrou, Azouz Begag et Gilles Artigues

A propos de Nicolas Sarkosy, il a estimé que son bilan en qualité de ministre de l’Intérieur lui semblait mitigé : « Il a fait une bonne première année mais après, il a eu une manière de présenter les choses qui n’a pas amélioré la situation. Son goût pour opposer une partie de la France à une autre ne me paraît pas de bon augure pour la suite. »

Il a évoqué « l’ emballement » autour des symboles nationaux et a fait remarqué que ses principaux adversaires se retrouvent autour de cette « obsession identitaire », mais que ceci « ne répond pas aux questions que se posent les Français...» « On cherche à détourner la campagne sur des sujets d'excitation, c'est de la surenchère » a-t-il ajouté.

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Dans le palais des spectacles où avaient pris place 3500 personnes, en compagnie des députés Gilles Artigues et François Rochebloine, François Bayrou a débuté son allocution en s’estimant très heureux de l’engagement d’Azouz Begag dans cette campagne et en se félicitant du ralliement de François Goulard, ministre de la Recherche. Le candidat centriste a cité François Mitterrand : "Le nationalisme, c'est la guerre'" et évoqué le général de Gaulle: "Jamais de Gaulle n'aurait laissé dériver l'amour de la patrie vers l'obsession".

Azouz Begag pour sa part a rappelé que « la démocratie commence à trois ». Un peu plus tôt, le ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances avait déclaré à la presse que le thème de la ruralité, défendu par Bayrou, lui était aussi très chère et, concernant l’hymne national, qu’il ne fallait pas chercher « à le faire entendre au forceps ». A propos de son champion, il a notamment employé cette formule: « Avec François Bayrou, ce que nous proposons aux Français, à tous les citoyens français dans leur diversité, c’est une rencontre du 3ème type.»

* Les salariés sont payés mais ne travaillent plus depuis six mois. Le tribunal de commerce d'Orléans doit décider le 30 mars du sort de Duralex International France. En clair, si l’entreprise sera mise en liquidation judiciaire ou non.

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