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Dans un long communiqué, Gilles Artigues, membre du comité exécutif du Mouvement Démocrate "dénonce avec force la "énième tentative de destruction de l'entreprise menée par François Bayrou pour transformer en profondeur la vie politique française". Il estime que Jean Arthuis, qui a décidé de quitter le Mouvement Démocrate pour faire revrivre l'UDF "ne respecte donc pas le choix des militants et "courageusement", s'épanche dans la presse, plus friante des propos de joueurs qui marquent contre leur camp que de ceux qui défendent, contre vents et marées, leurs couleurs."
" Cette question de l'indépendance du Mouvement Démocrate a pourtant été tranchée, de manière claire et à la presque unanimité, lors du congrès fondateur du MoDem, en décembre dernier ", écrit Gilles Artigues, député UDF de la Loire de 2002 à 2007 et tête de liste du Mouvement Démocrate à Saint-Etienne où il a récolté 20,23% des votes au premier tour.
" L'approche des prochaines élections sénatoriales explique cette brusque agitation, poursuit-il. C'est en effet, à l'UMP, que Jean Arthuis doit sa Présidence de la Commission des Finances, au Palais du Luxembourg et il faut bien plaire à celui qui "vous a fait roi"... Tant pis, si les convictions en font les frais... Quelle logique, en effet à vouloir "ressusciter" l'UDF ? Le Nouveau centre, inféodé à l'UMP, ne joue-t-il pas déjà ce role de supplétif servile ?"
" Non, François Bayrou n'est pas un gourou, le chef d'une secte!, écrit encore le conseiller général. Je puis en témoigner comme participant aux instances dirigeantes du MoDem. Tout le monde y a droit à la parole. On peut cependant comprendre une certaine méfiance de la part de celui qui a subi des attaques violentes de la part de ses propres amis. Jamais dans l'histoire de la Vème République, un parti politique n'avait déploré autant de tentatives de destruction de l'intérieur. Jean Arthuis qui devrait etre rejoint dans sa piètre entreprise de résurrection de l'UDF, par Michel Mercier et Thierry Cornillet, n'a pas compris qu'il était un des tenants d'une vie politique passée et qu'un vent de renouveau, avait soufflé sur la vie politique française depuis l'élection présidentielle, avec la demande de pratiques nouvelles."
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