
A la veille d'une élection municipale
"qui est présentée comme si elle tombait du ciel", Olivier Besancenot est venu évoquer la mobilisation sociale toujours active et comme palliatif au manque de relais politique, le nouveau parti à naître fin 2008; un mouvement
"à la gauche de la gauche, sur une base du combat, pour tous ceux qui sont à la recherche d'une alternative".
L'amphi du site Papin était archi-comble. Au moins 650 personnes ont assisté au meeting du porte-parole de la future ex LCR. Face à une
" situation qui est sociale et politique avant d'être électorale", Olivier Besancenot une politique à la fois pour les municipales, comme une sorte de préavis pour les mobilisations sociales de demain, et une politique pour le nouveau parti anticapitaliste.
Cette année, le parti d'extrême gauche est présent en France sur 180 listes. A Saint-Etienne, une dizaine de ses membres figurent sur la liste
"Une autre Ville est possible" . Aux dernières municipales, la LCR présentait 85 listes et elle compte actuellement 35 élus sur des listes indépendantes.
"On a l'opportunité d'envoyer une grande claque au gouvernement UMP. Pourquoi ne pas se faire plaisir ?", interroge Besancenot qui prône le vote utile et efficace
. Contre des élus de la République qui ne respectent pas les lois de la République, par exemple celle de la réquisition des logements laissés vacants par les spéculateurs, et qu'il propose de rendre inéligibles, mais aussi contre la gauche toujours très en verve contre la droite en période électorale,
"et aux abonnés absents quand il faut aller au carton", il estime qu'
"il est temps de mettre en adéquation, dès le premier tour, ce qu'on pense avec ce qu'on vote". "La réalité nous crève les yeux ", répond-il aussi à ceux qui abordent ces élections en termes "localistes".
Face à ce
"gouvernement qui n'est pas un gouvernement mais une machine à remonter le temps et qui veut revenir sur tous les acquis enlevés de haute lutte ", il s'agit pour la LCR de fédérer
"la masse de celles et ceux qui résistent en marge de la gauche traditionnelle et qui pensent que lutter localement ne suffit plus, qui veulent encore rêver d'une autre société que la société capitaliste; au-dela des histoires des uns et des autres, des querelles de chapelles et sans sectarisme". Au mois de juin, les collectifs (libertaires, socialistes en rupture, LO, militants associatifs et syndicaux, comités citoyens, écologistes...) feront un bilan d'étape qualitatif et quantitatif. Le congrès de fondation est prévu pour fin 2008. L'objectif étant de mener
"une contre-offensive globale, menée par une gauche décomplexée socialement et politiquement" et qui a besoin d'être animée
"par la Mémoire (de l'héritage social),
la Conscience (en sa force)Â
et la Constance (dans la lutte)
."Â