
Le Parti de Gauche est né dans la Loire le jeudi 22 janvier 2009. Créé au niveau national par Jean-Luc Mélenchon (ex PS) il a mis en place son comité en présence de militants venus de Saint-Étienne, Roanne, Montbrison, Lorette et Firminy. Deux coordinateurs chargés de la vie du parti dans la Loire ont été désignés. Il s’agit de Quentin Dexpert pour le secteur de Roanne et de Belkacem Merahi pour le secteur de Saint-Étienne. Trois élus ont rejoint ses rangs: Michelle Verrier, conseillère municipale de Lorette ; Lionel Massardier, conseiller municipal délégué de Saint-Étienne (ex MRC) et Jean-Luc Hodemon , conseiller municipal d’Ambierle. Il a tenu sa première réunion publique en présence notamment d'Elisa martin, conseillère régionale, Lionel Massardier et Michèle Verrier le 23 mars à l' Amicale Chaléassière à Saint-Étienne.Â
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"Parti creuset", répète Lionel Massardier, le nouveau parti à gauche a pour priorité de battre la droite par tous les moyens d'actions républicaines à sa disposition. Ouvert à la diversité des expériences et démocratique, parti d'Éducation populaire,Â
"il n'a pas d'ennemis à gauche" déclare l'élu stéphanois.
"Face au libéralisme qui substitue le client au citoyen, le Parti de gauche vise à l'émancipation de la personne humaine et se nourrit des révoltes populaires, des combats du syndicalisme, du féminisme...". Il demande un bouclier social qui passerait par l'augmentation des salaires, le droit à un logement pour tous, l'abrogation des franchises médicales, un droit de véto suspensif des licenciements, le refus de la privatisation de la Poste,
"et pourquoi pas la nationalisation de Total ", glisse au passage Elisa Martin qui ajoute:Â
"ce qui traverse aujourd'hui le peuple de gauche, c'est la conscience que l'intérêt général est détruit."
" Que sont devenues les valeurs de la République française ? Qu'est-t'il advenu de la France, pays des Droits de l'Homme ? ", interroge Michèle Verrier avant de dresser un état des lieux sinistre de la "dérive présidentialiste", évoquant tour à tour la privatisation des services publics, les attaques contre la santé, les salariés, les droits des femmes, la liberté d'information... "Avez-vous entendu parler à la télévision du meeting au Zénith ? On parle de la libre circulation des capitaux, mais celle des idées ? ". C'était début mars, il marquait le lancement de la campagne européenne du "Front de Gauche" qui réunit le PG, le PCF et une frange minoritaire du NPA, puisque le parti d'Olivier Besancenot a décliné l'invitation. Le "Front de Gauche" tiendra un meeting jeudi 2 avril au Flore à Saint-Étienne avec Marie-George Buffet, députée, secrétaire nationale du PCF et Claude Debons, dirigeant national du Parti de Gauche. Un autre est prévu le 17 avril à Roanne. Pour Elisa Martin, un des premiers objectifs de cette campagne est de faire respecter le "non" des citoyens de France, d'Irlande et des Pays-Bas au Traité de Lisbonne et de combattre l'Europe libérale qui se construit avec ses "valets", dont Nicolas Sarkozy, et qu'accompagne la social-démocratie. "L'Europe qu'on construit n'est pas une Europe de la Paix", estime-t-elle aussi évoquant le retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN. A propos du niveau parti, l'ancienne adhérente du Parti Socialiste - "où, dit-elle, règne une grande violence, symbolique mais réelle " - elle affirme à un autre déçu qui hésite encore à adhérer: " Quand on y entre, on se débarrasse de ses oripeaux, de ses chapelles..."
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