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OGM: Réaction de Jean-Louis Gagnaire |
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Le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés a été
rejeté en deuxième lecture à l'Assemblée nationale, alors que son
adoption par les députés semblait acquise. A une courte majorité de 136
voix contre 135, les députés, profitant d'une forte absence de leurs
collègues UMP, ont adopté une "question préalable" présentée par le
communiste André Chassaigne. En fait, une motion de procédure qui
bloque l’examen du texte. L'opposition exulte. "Chaque voix a compté. Aucun combat n’est perdu d’avance ", déclare Jean-Louis Gagnaire dans un communiqué laconique.
En avril, l'Assemblée nationale avait adopté en première lecture (249
voix contre 228) et sur fond de crise gouvernementale ce projet de loi
sur les organismes génétiquement modifiés. Les grands principes du
texte, coexistence entre cultures OGM et cultures conventionnelles et
"délit de fauchage", adoptés par le Sénat le 8 février, avait été
maintenus. Le gouvernement avait demandé à sa majorité sénatoriale de
supprimer en deuxième lecture les quelques avancées obtenues par les
députés d’opposition dans le sens d’un encadrement rigoureux des OGM,
comme par exemple l’amendement 252.
Pour Jean-Louis Gagnaire (qui avait alors écrit qu'"en deuxième lecture, chaque parlementaire devra prendre ses responsabilités face aux générations futures pour le caractère irréversible des OGM") "l’Assemblée nationale a sanctionné cette stratégie politicienne du Président de la République et du gouvernement." " La Loire est particulièrement concernée, avec trois zones protégées, le Parc Naturel du Pilat, et les AOC côtes du Forez et du Roannais...", écrivait encore le député dans son précedent communiqué.
Le feuilleton n'est pas fini pour autant. Le gouvernement a convoqué une commission mixte paritaire (CMP), où sept députés et sept sénateurs seront chargés de trouver un accord sur le texte.
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Écrit par FI
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