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Jean-Jack Queyranne "prend acte de la déclaration du Président de la République : « La réforme de l’hôpital, ce n’est pas la fermeture des hôpitaux » et souhaite que cette déclaration ne soit pas vidée de son sens par une mise en oeuvre brutale, unilatérale et purement économique de la réforme, comme cela a été le cas pour la carte judiciaire." Réaction aussi du député socialiste Jean-Louis Gagnaire à la réforme
des hôpitaux qui encourage notamment les regroupements
d'établissements.
" Nicolas Sarkozy a annoncé aujourd’hui les grandes lignes d’une
réforme de l’hôpital sur la base du rapport Larcher. Dans la lignée des
précédentes réformes, il privilégie la concentration et le regroupement
de l’offre de soins. Dans la Loire, cette réforme pourrait se traduire par la fermeture des hôpitaux de Saint-Chamond, Montbrison, Firminy et Feurs comme le rapport Vallancien l’avait proposé il y a deux ans.
Comme le Président de la République l’a demandé à ses ministres, le gouvernement cherche à faire des économies, y compris au détriment de la santé. Si des restructurations de l’hôpital sont nécessaires pour améliorer la qualité et la fiabilité des soins, la suppression d’hôpitaux de proximité dans le département de la Loire aurait des conséquences catastrophiques compte tenu du vieillissement de la population.
La réforme de l’hôpital ne doit pas conduire à un recul supplémentaire d’un service public essentiel et déjà malmené. Je m’opposerai à toute réforme qui mettrait en péril l’égal accès aux soins pour tous et partout."
J.-L. Gagnaire
Jean-Jack Queyranne dénonce un projet de réforme qui porte gravement atteinte au service public hospitalier (communiqué)
" La logique de ce rapport, en prévoyant de mettre en place des « communautés hospitalières de territoire » et en faisant des petits hôpitaux des services de soins de suite et de soins pour personnes âgées, ne peut que conduire à la création de zones blanches médicales et entraîner à terme la désertification des territoires.
En reconnaissant « le rôle et la place des cliniques privées sur le territoire », en appliquant les caractéristiques du secteur privé au mode de gestion de l’hôpital public, cette réforme sonne le glas d’un service public hospitalier de qualité et au service de tous. Toute reforme ambitieuse demande des moyens. Où le Président va-t-il les trouver ? En particulier pour équilibrer les comptes en 2012 alors que les hôpitaux débutent l’année 2008 avec un déficit de 800 millions d’euros, que l’assurance maladie est en déficit de 8 milliard d’euros et que le ministre du budget exige 5 milliards d’euros d’économie.
En Rhône-Alpes, ce sont 24 hôpitaux qui sont qualifiés de « vulnérables » et menacés de fermeture parce qu’ils comptent moins de 4 000 interventions chirurgicales par an. Encore une fois, la logique comptable du gouvernement prime sur l’intérêt général. De plus, aucune réponse n’est donnée sur la prise en charge des urgences dans les zones désertifiées, ni sur l’accès au secteur 1 dans certaines spécialités chirurgicales.
Consciente de la crise démographique médicale, la Région Rhône-Alpes veut remplir la mission qui lui a été confiée dans le cadre des lois de décentralisation de 2004 (formations sanitaires et sociales). La disparition d’hôpitaux ou de services hospitaliers ne peut qu’entraîner la diminution du nombre de terrains de stage et empêcher la Région de remplir pleinement cette mission. En 2006, la Région Rhône-Alpes avait émis un avis défavorable sur le Schéma Régional d’Organisation Sanitaire et formulé de vives inquiétudes quant à la réalité de l’engagement de l’Etat. Deux ans plus tard, la réforme voulue par le gouvernement ne fait que confirmer ces inquiétudes. Aucun mot n’est prononcé sur la démocratie sanitaire. Une reforme hospitalière n’associant pas les élus, personnels et usagers est vouée à l’échec."
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