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Roms: nouvelles réactions |
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Les réactions continuent de nous parvenir concernant les Roms. Les élus radicaux de gauche (Geneviève Albouy, Angéline Duboeuf, Rachid Messad, André Friedenberg) estiment que "la multiplication éventuelle de petits squats disséminés dans la ville ou en centre ville ne peut que nourrir un sentiment d’insécurité et d’inquiétude de la population qui ne rendrait pas service aux Roms."
"Les répercussions locales de ce désespoir qui amène des minorités d’un
pays de l’espace européen à se jeter sur les routes d’un exil forcé et
à essayer de trouver refuge dans un autre pays, en l’occurrence la
France, dans des villes et dans des lieux inadaptés, ne peuvent se
poursuivre indéfiniment", poursuivent les Radicaux de gauche avant
d'ajouter qu'" il s’agit de faire en sorte que l’Europe accompagne la
Roumanie dans la reconnaissance et le maintien de ces communautés au
sein de ce pays. Plus ces minorités seront acceptées chez elles, moins
elles s’en iront sur les chemins d’Europe." (le texte intégral a été
posté dans notre forum: lire)
Pour La Voix des Stéphanois, cette question "interroge douloureusement l’ensemble de la communauté stéphanoise." Gilles Artigues, Denis Chambe et Renée Dumont estiment que " la proposition actuelle de la Ville mérite d’être considérée" et souhaitent "que ces familles prennent acte du fait que notre Ville n’est pas en capacité d’accueillir ni d’héberger chaque année de nouvelles familles représentant une centaine de personnes sans que cela pose des questions matérielles et humanitaires impossibles à régler dans l’urgence, et sans l’aide d’une législation européenne et nationale appropriée. "
" Notre Ville a une histoire particulière : elle a toujours accueilli, au fil des générations, de nouveaux habitants venus d’autres contrées. Ce fut heureux quand elle était en capacité de proposer une insertion rapide par le travail aux nouveaux arrivants, notent encore les élus du MoDem, mais "cela peut devenir irresponsable quand les conditions d’accueil ne sont pas anticipées et que la communauté stéphanoise n’a pas eu suffisamment l’occasion de s’exprimer sur le sujet."
Les Jeunes socialistes en revanche s'estiment " trahis par la tournure
de ces événements." Ils regrettent l'emploi de la force à Montplaisir,
et considèrent que "l'attitude de la Mairie est inconcevable dans le
sens où elle n'offre aux Roms que des solutions provisoires."
" Nous demandons à ce que la Mairie de Saint-Etienne assume pleinement
ses responsabilité de Mairie de gauche et ne se dédouane pas en
reportant la faute sur la politique de l'Etat et de l'union
européenne", écrivent-ils. (lire aussi brève "Vincent assume", lien ci-dessous)
Hervé Divet ne mache pas ses mots non plus. " Aujourd’hui, outre la gestion catastrophique de cette affaire par la nouvelle municipalité stéphanoise, c’est l’image et les valeurs de Saint-Etienne qui sont mises à sac par la faute et l’incompétence de certains", écrit le responsable des Jeunes Radicaux de la Loire. "Nous avons travaillé durant plus de 25 ans pour que Saint-Etienne se débarrasse de son image de « capitale des taudis » et il aura fallu attendre l’élection d’un maire socialiste pour voir une partie du centre-ville se transformer en bidonville, pour le plus grand malheur des hommes et des femmes expulsées. Honteux !"
" Honteux aussi, le silence des deux parlementaires socialistes de Saint-Etienne sur ce dossier", ajoute-t-il.
Enfin, la Fédération départementale du Parti Radical dénonce notamment "les contradictions entre la politique municipale annoncée et basée sur la démocratie participative et les premières actions sur le terrain menées par la nouvelle municipalité." Elle dénonce aussi "sa valse hésitation et sa fuite des responsabilités" et exige "qu’une solution rapide soit trouvée en lien avec la Préfecture pour que les Rroms soient traités avec humanité et rapatriés au plus tôt dans leur pays."
> Lire aussi: "Roms: Maurice Vincent assume"
> "Musique rom au kiosque"
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Écrit par FI
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