| L'Ecole des Beaux-Arts (notice) |
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| Écrit par FI |
L'Ecole Supérieure d'Art et de Design (anciennement l'Ecole Régionale des Beaux-Arts de Saint-Etienne) a fait ses cartons pour la Cité du design. La petite histoire retiendra qu'elle a déménagé l'année du 150e anniversaire de sa fondation (article revu et corrigé le 20 août 2009).
1859 marque en fait l'année de construction du bâtiment mais des cours existaient à Saint-Etienne de longue date. "La naissance de notre Ecole, enfant de l'amour de l'Art, se fit en douce et sans savoir comment", écrivait dans les années 50 un de ses anciens élèves, le sculpteur forézien Joanny Durand. Dès 1776, un cours de dessin, ciselure et sculpture, fut ouvert par Jacques Olagnier (on lit parfois Olanier) né en 1742, décédé en 1798 à Saint-Romain-en-Jarez, fils de ciseleur, dans son propre atelier de la rue du Chambon. C'est là que se formèrent de grands noms, tels Augustin Dupré (1748-1833), graveur, et André Galle (1761-1844), Rambert Dumarest (1750-1806), Jean Roule (1745-1820) ou encore Georges Cizeron (1751-1820).
Se succèdent à la tête de l'établissement, dans un court laps de temps, Honoré Ugrel (ou Hugrel) et Alexandre-Adolphe Beauderon, puis Jean-Claude Galley (dit Jean-Baptiste) sous la direction duquel, en 1884, elle prend le nom d'Ecole régionale des Arts Industriels. Sous la direction d'Hugrel, d'autres élèves célèbres étudient à l'Ecole: Joannès Induni, marbrier-sculpteur Antoine Roule, chansonnier... A l'enseignement artistique est adjoint un enseignement technique et scientifique, avec l'aide du Conseil général, mais aussi de la Chambre de Commerce. "Les programmes surannés, critiqués par les directeurs eux-mêmes, furent enfin abandonnés, et la nouvelle école embrassa un plan plus vaste que celui de l'ancienne: l'enseignement scientifique fut plus développé, l'enseignement artistique plus intelligemment donné et la partie technique véritablement commencée ou étendue", note son directeur Léo Carrière en 1927.
Cours de peintures (années 1930)
Les cours ont gratuits et les concours exécutés par les jeunes filles et les jeunes gens, dans le même temps, devant les mêmes modèles, et jugés confondus, sont classés sans distiction d'auteurs et participent aux mêmes récompenses. En 1927, l'Ecole compte 350 élèves des deux sexes. Voici sa mission telle qu'on peut la lire dans L'Illustration Economique et Financière (fin des années 1920): " Elle a pour but d'enseigner dans les cours du jour et du soir le dessin en général et les sciences qui en sont la clé; de former dans des cours spéciaux de jour de jeunes gens appelés à devenir décorateurs-dessinateurs, ou metteurs en carte pour l'industrie du ruban, sculpteurs ornementistes pour le bâtiment et le meuble, ciseleurs et incrusteurs sur armes, de préparer aux écoles d'art de Paris, aux concours entre écoles ou au professorat de dessin dans les Ecoles normales, les collèges et les lycées." Photo: déménagement (2009)
Atelier de peinture avec Yves Charnay (Années 1960) Ici, on ne cherche pas à former de grands artistes ou des "Prix de Rome" mais à donner une culture artistique à des enfants du peuple. La démonstration est faite à Saint-Etienne, contrairement à ce que racontent tant de directeurs et de professeurs inférieurs à leur tâches, que les milieux ouvriers ne sont pas du tout réfractaires à l'art. La plupart des élèves fréquentant l'Ecole de Saint-Etienne sont de petits ouvriers ou apprentis gagnant leur vie dans des usines de métallurgie, de rubanerie, d'armurerie, ou de grandes imprimeries. On sent chez eux un amour passionné du travail. Les dessins et projets sont innombrables et soignés, l'enseignement sans tendance systématique professe un grand respect des dons de chacun. Tous les cours de dessin, d'ornement, de perspective, de sculpture, d'architecture sont excellents. Pas de "creux" comme on en rencontre si souvent dans nos meilleurs Ecoles."
La serre (juillet 2009)
La serre en 1964, cours d'étude documentaire
Promotion 56-57: 3e année et diplôme
Sources: ESADSE, La Région illustrée (1928), Loire Documents de France (non datée), l'Illutration économique et financière... |
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L'Ecole Supérieure d'Art et de Design (anciennement l'Ecole Régionale des Beaux-Arts de Saint-Etienne) a fait ses cartons pour la Cité du design. La petite histoire retiendra qu'elle a déménagé l'année du 150e anniversaire de sa fondation (article revu et corrigé le 20 août 2009).
En 1803 ou 1804 fut fondée une Ecole de dessin, d'abord installée dans l'ancient Couvent des Minimes (près de l'église Saint-Louis) puis dans un immeuble de la place de l'Hôtel de Ville, et une vingtaine d'années plus tard dans la galerie nord du rez-de-chaussée de l'Hôtel-de-Ville actuel. L'enseignement était donné par un seul professeur à une vingtaine d'élèves, le Lyonnais Jean-Baptiste Gerboud. L'école prit plus d'extension à partir de 1837, date à laquelle fut adjoint un professeur au directeur: Claude Soulary (1788-1870). Avant lui, un autre directeur, Claude Bruyère, avait été nommé mais il n'occupa sa fonction que quelques mois. Il décéda à l'âge de 24 ans le 11 octobre 1837 ou 1838. En 1856, l'Ecole fut transférée rue de Roanne. Outre le directeur, elle comprenait alors un professeur adjoint à la classe de principes, un au cours de fleurs et un surveillant. 






