Portail régional Saint-Etienne Forez depuis 1999


Accueil arrow Encyclopédie arrow Histoire arrow Petite histoire de quelques mairies
Petite histoire de quelques mairies Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
ms.jpgLe terme « mairie » s’est répandu dans les années 1880 avec la loi du 5 avril 1884. Relative à l'organisation municipale, elle institua l'obligation pour chaque commune d'avoir une mairie.
Article 136 :
« Sont obligatoires pour les communes les dépenses suivantes :
1°) L’entretien de l’Hôtel de Ville, ou, si la commune n’en possède pas, la location d’une maison ou d’une salle pour en tenir lieu. »
 
 Laquelle mairie au demeurant, ne doit plus, en aucun cas, servir de logement au maire. Cette loi devait amener de nombreuses constructions et le pays « se couvrit d’un blanc manteau de mairies et d’Hôtels de Ville ». Parfois, ce sont des anciens lieux de culte et bâtiments divers qui furent utilisés pour satisfaire à leurs nouvelles fonctions républicaines. Nous vous proposons ici d’évoquer l’histoire de quelques édifices ligériens.
.
Cet article est en cours d'écriture. Concernant les maries de Roanne, Riorges, Veauche, Saint-Galmier et Le Chambon-Feugerolles, nous remercions vivement Mrs Hugues, Cassagne, Fred, André Minjard et Mr Soulhiol  pour leur disponibilité.

Nous débutons notre petit tour d’horizon avec l’Hôtel de Ville de Rive-de-Gier dont l’environnement en faisait un des plus remarquables de France. Au milieu du XIXe, la municipalité ripagérienne était installée rue du Platre (aujourd’hui rue Victor Hugo). Elle déménagea ensuite dans l’immeuble Berthenod qui abrite l’actuelle Caisse d’Epargne. Trop à l’étroit, le Conseil municipal vota à l’unanimité l’achat de l’Hôtel du Canal (3 octobre 1890) et l’inaugura le 4 février 1892. En même temps que les services municipaux, le bâtiment abrita également la Gendarmerie, les services de Police, le bureau des Postes, la Bibliothèque…
.
.
Lors de son inauguration, M. Lavé prononça les mots suivants :
« La construction du monument qui nous abrite a marqué, il y a juste un siècle, les débuts de notre cité dans l’industrie, sa transformation en Hôtel de Ville marquera, je l’espère, un nouveau pas vers le progrès. Je vous invite, messieurs, à boire à l’avenir de Rive-de-Gier. »
.
.
Etrangement, on ne connaît pas le nom de l’architecte qui réalisa cet imposant édifice à la fin du XVIIIe. Il devait son nom à la Compagnie du Canal de Rive-de-Gier à Givors, « de la Loire au Rhône », dont il était le siège administratif. Le rez-de-chaussée était réservé au stockage des marchandises. Une vingtaine de greniers et 25 compartiments servant de caves étaient également aménagés. Le 1er étage abritait notamment la salle utilisée autrefois pour les fêtes et banquets de la Compagnie. Elle est devenue la salle du Conseil municipal.
.
.
En 1975
.
L’édifice était traversé en son milieu par le canal. Celui-ci relia les deux cités de 1780 à 1878, sur une distance de 16 km en parallèle au cours du Gier. Il servait au fret du charbon, matériaux, sable à destination des verreries… 332 000 tonnes de fret transportées en 1827 sur des embarcations nommées « sicelandes », nous apprend le site internet de Réseau Patrimoine. Le développement du chemin de fer causa la fin de son exploitation. Aux abords de l’Hôtel de Ville, le canal a été remblayé après la Première Guerre mondiale, pour donner naissance à l’avenue du Maréchal Juin. Devant l’Hôtel de Ville, le grand bassin qui marquait le point de départ du canal et qui servait de port de marchandises pour les bateaux fut comblé en 1973 pour devenir un square.

La municipalité du Chambon-Feugerolles a "habité" huit mairies ! Ce qui constitue sans doute un record dans notre département. A la création de la commune, elle occupait le rez-de-chaussée d'une maison sise près de l'église. La commune de Feugerolles s'installa au premier étage dès 1793 (1). Après la réunion des deux communes (1832), la mairie se déplaça ensuite rue du Colombier (1840) (2). Après un séjour chez les héritiers de Pierre Palle (3), puis chez Pierre Goyard (4), elle occupa de 1859 à 1878 une maison, qu'elle partageait avec la Justice de paix, appartenant à Jean-Baptiste Jean (5). Elle déménagea ensuite dans une maison près du Valchérie, au sud de l'actuelle place (6). Le 24 avril 1910, après des élections législatives, elle est incendiée par des émeutiers. Le maire est alors Claudinon, un industriel, et depuis plusieurs semaines la cité est en état d'insurrection. Deux bataillons d'infanterie, deux escadrons de dragons, deux cent gendarmes y cantonnent en permanence. Les maisons des patrons sont incendiés, leurs usines vandalisées. Les grandes heures de la vallée rouge ! Autour de la mairie qui flambe comme un feu de joie, la foule empêche les pompiers d'intervenir. Les archives municipales ont été réduites en cendres.

chambonmairiedx.jpg
chambonmairie.jpg


Le bâtiment réhabilité fut occupé par la municipalité jusqu'en 1923. Jusqu'à ce qu'elle décide de s'installer dans l'ancien hôpital - hospice - où l'Hôtel de ville se trouve encore actuellement, après de nombreux aménagements (7-8). Une salle des fêtes fut aménagée au rez-de-chaussée pour y donner des bals et des concerts. Elle exista jusqu'en 1956, pour laisser la place aux services administratifs. La salle du conseil municipal et des mariages se trouve à l'étage. En 1999, le bâtiment était entièrement rénové et un bâtiment de 900 m2 construit à la place de l'annexe.

chambonmairietrs.jpg
chambonmairieqt.jpg

La Mairie de Villars est située dans le château du Bourg, ancienne demeure de la famille Mathevon que Jean Mathevon au XVIIe agrandit et embellit. Le château est situé à côté de la première église du village, dédiée à Saint-André et où se trouve aujourd'hui la salle des conseils et mariages. En 1880, l' habitation passa à la Compagnie des Mines de Villars qui y installa ses bureaux et y logea son directeur puis, plus tard, ses ingénieurs. Sous la municipalité de Louis Soulier (1921-1938)  la commune rachèta les lieux, qui seront investis par la Mairie de Villars en 1979, sous la municipalité d'Hubert Pouquet.

mairievillarsen.jpg
mairievillarsendx.jpg

Celle de Veauche est située place Jacques Raffin, nom du maire de 1919 à 1926 à l'origine de sa construction en 1924. Elle fut inaugurée le 30 novembre 1924 en présence de Monsieur Robert, ministre des PTT et député de la Loire car à l'origine elle abritait également le bureau de poste. Un appartement à l'étage et un jardin derrière la mairie étaient réservés au receveur des postes. Plus tard, elle accueillit aussi le service social.

veauchem.jpg
veauchemdx.jpg

En 1976, alors que la commune compte à peine plus de 4000 habitants, elle est rénovée et aménagée. La construction du centre culturel permet de libérer de l'espace (salle des fêtes) et d'entreprendre l'agrandissement et l'aménagement d'une mairie devenue exigüe et non fonctionnelle. Entre 1985 et 1987, les garages sont construits à l'intention des services techniques et les bureaux sont agrandis. Entre 1991 et 1992 (7 284 habitants), l'intérieur est réaménagé. En 2007, le soin apporté à la traversée et aux espaces publics ont permis de mettre en valeur ce joli petit bâtiment.
.
Les services minicipaux de Saint-Chamond et de Montbrison ont pour leur part investi des édifices religieux, à savoir le couvent des Minimes et le couvent des Cordeliers.

Le premier fut fondé le 27 janvier 1622 par Gabrielle de Gadagne, en mémoire de son époux Mitte de Chevrières, seigneur de Saint-Chamond. Les Minimes y restèrent jusqu’en 1792. Le bâtiment fut alors vendu comme bien national et racheté par la commune qui y installa ses services. En 1812, la municipalité y installa aussi le collège communal, confié en 1850 aux bons soins des Maristes. Mais les bureaux municipaux sont rapidement transférés dans la maison Jayet (rue de l’Hôtel de Ville) puis rue de la République (maison Thomas).
.
.
Photo: Michel Renard

En 1877, les Maristes, dont le bail arrive à échéance, investissent le collège Sainte-Marie qu’ils ont fait construire. En janvier 1878, les services municipaux retrouvent les lieux, ainsi que la Justice de Paix, les Prud’hommes, l’école communale de filles, la Caisse d’Epargne et l’Ecole communale de garçons ! Dans ce même édifice, une école professionnelle est créée en 1879. Son premier directeur léguera son nom au Collège dont le nouvel établissement fut achevé dans les années 1960 : Claude Lebois. La Caisse d’Epargne quitta les locaux en 1901. Les tribunaux à la fin des années 1970 quand ils prirent possession de l’Hôtel-Dieu rénové.

L’Hôtel de Ville a conservé de l’ancien couvent une partie de son cloître. A l’origine fermé par quatre ailes, l’aile sud a été détruite par les Maristes en 1862. Actuellement, le bâtiment a gardé cette forme en U avec une cour intérieure donnant sur le jardin des plantes. Courant 2007, des travaux devraient débuter pour mettre en valeur l'ancien cloître.
.
.
Le cloître en 1911
.
La façade du bâtiment est inscrite à l’inventaire des Monuments historiques depuis 1965. La chapelle que conserve l’Hôtel de Ville au 1er étage a été construite par les Maristes. Elle abrite actuellement la bibliothèque. Avec le retour de la municipalité, la salle du Conseil fut créée en 1880 par un architecte lyonnais, M. Leroux, à l’emplacement des anciens dortoirs du collège. Deux ans plus tard, la halle du gymnase communal était construite. La façade sur l’avenue de l’Hôtel de Ville fut créée en 1936, agrémentée de deux cages d’escalier. La cour d’honneur devint un lieu de passage avec la création du passage couvert dans l’aile nord, et des deux colonnes et de l’escalier qui la relie au jardin public.

L’ Hôtel de Ville de Montbrison, à l’origine, abritait la communauté des Cordeliers. Le couvent, fondé au XIIIe siècle, fut le plus ancien de la cité et, dit-on, le troisième de sa règle établi en France. Grâce aux libéralités des comtes de forez successifs et des seigneurs de Lavieu, les religieux firent élever les bâtiments massifs que l’on peut encore voir de nos jours. Trois corps les constituaient: le bâtiment central, l’église qui se trouvait dans l’aile sud et qui abritait les tombeaux des familles nobles du Forez, l’aile nord qui comportait les cellules et dépendances. Le cloître fut construit en 1282 grâce aux dons d’une riche habitante, Marguerite Chapuis dont le fils était au couvent.



Le couvent a connu des heures sinistres. En 1522, la peste contraignit les religieux, fort appréciés par la population pour leur implication dans la vie de la cité, à déserter le couvent durant une année. Pendant les guerres de religion, ils furent la cible de massacres. En 1634 et 1731, des incendies ravagèrent l’église et la foudre, en 1768, frappa le clocher. En 1791, les moines furent chassés par les sans-culottes. Le couvent, racheté par la municipalité, fut converti en théâtre dans sa partie supérieure, en halle à grains dans sa partie basse. Le théâtre devint ensuite une salle des fêtes et le rez-de-chaussée abrita les véhicules municipaux.
 

mairieddd.jpg 

L’aile nord abrita la première école normale du département puis une école publique de filles. Aujourd’hui s’y trouvent les bureaux de la mairie, des salles de réunion et l’Office de tourisme. Des travaux importants y furent menés entre 1986 et 1989 par les architectes lyonnais Jourda et Perrudin. La salle Renaissance et sa cheminée du XVIe, ainsi que l’escalier monumental (XVIIIe) du hall d’entrée furent mis en valeur. 



La mairie de Saint-Just-Saint-Rambert tient son rôle de mairie principale depuis 1974, depuis la fusion des deux  communes. Elle est sise dans l'ancien hotel particulier de la famille Gonyn de Lurieu, une notable famille forézienne dont de nombreux membres furent avocats ou ecclésiastiques. En 1922, le bâtiment abrita la mairie de Saint-Rambert qui, jusqu'alors, était située à l'Est de l'actuelle Place de la Paix. 

La « maison commune » de Roanne a connu au fil du temps différentes physionomies. C’est d’abord l’ancien couvent des Capucins (image), dont il ne reste rien de nos jours, qui a abrité la mairie entre 1800 et 1874. Le couvent avait été fondé entre 1633 et 1637 et abrita la première communauté religieuse de la cité. Les bâtiments accueillirent également le Tribunal de 1800 à 1810, la sous-préfecture de 1800 à 1824 puis la caserne de gendarmerie. Y fut installé aussi le premier musée de la ville, fondé en 1844 par Fleury Musant partir de collections personnelles. En 1874, lors de la destruction complète du bâtiment, le musée fut transféré au 2ème étage du nouvel Hôtel de Ville, jusqu’en 1923, date de son installation dans l’immeuble Déchelette.

.
L'Hôtel de Ville à la veille de son inauguration en 1875
A gauche, le couvent des Capucins
.
.
Derrière l'Hôtel de Ville, avant la construction du C.A.

Le couvent des Capucins était construit en pisé et en mauvais état. Il fut d’abord envisagé de transférer la mairie dans l’immeuble de la sous-préfecture mais le projet resta sans suite. En 1860, Charles Bouiller mit sur pied un programme de grands travaux qui incluaient la construction d’un nouvel Hôtel de Ville. Un concours fut ouvert et pas moins de 35 architectes concoururent. C’est Edouard Corroyer, élève de Viollet le Duc qui l’emporta lors de la réunion du conseil municipal du 5 mai 1862. Un an et un jour plus tard, un emprunt d’un million de francs fut contracté et l’aménagement du terrain et la construction d’un futur Hôtel de Ville débutèrent. La guerre de 1870 ayant interrompu les travaux, il fallut attendre le 25 octobre 1874 pour que le bâtiment soit inauguré. Il est conservé dans son état d’origine et présente un effet de polychromie des tons tranchés de la pierre calcaire blanche et de la lave bleuâtre de Volvic. Une disposition semblable à celle de l’église Notre-Dame des Victoires, construite à la même époque. C'est dans ce bâtiment que se trouve le bureau du maire, des élus et le secrétariat général.

.
.
1982, construction du Centre Administratif

La construction du Centre Administratif, rebaptisé en 2003 Centre Administratif Paul Pillet en hommage à l’ancien maire fut entreprise en 1982, l’Hôtel de Ville étant devenu trop exiguë pour loger tous les services.

Que de chemin parcouru aussi à Riorges pour arriver à la superbe mairie actuelle !

C'est d'abord un modeste bâtiment agricole, loué en 1790 à un fermier, qui tint lieu de "maison commune". En 1878, le maire, Monsieur de Foudras, fait "don" à... lui-même d'un petit bâtiment situé près de l'église. Mais les réunions du conseil municipal, faute de place, ont lieu au  restaurant d'en face ! Cet immeuble devait abriter par la suite l'école de garçons avant d'être détruit en 2003.
 

mairiedddd.jpg
mairieddddd.jpg

Au début des années 50, on projette la construction d'un nouvel Hôtel de Ville mais les finances de la commune ne le permettent pas. Il faut attendre 1971 pour voir enfin aboutir la construction d'un "centre civique", l'actuel hôtel de ville. Une salle des fêtes devait être attenante mais n'a jamais été réalisée. En 1985, face au développement de la commune et de ses services municipaux, le bâtiment est entièrement restructuré tel que nous le connaissons aujourd'hui.

En 2001, un parvis et des aménagements extérieurs ont été réalisés pour accueillir les administrés dans un cadre très agréable.
 

La première mairie de Bourg-Argental fut installée dans la demeure nommée "Maison du Châtelet", achetée à la famille Bellet de Saint-Trivier le 19 novembre 1853. Celle-ci abrite de nos jours l'Office du Tourisme. L'Hôtel de Ville actuel est installé depuis 1911 dans un bel immeuble néo-gothique. Il s'agissait à l'origine du palais d'été du cardinal Donnet. Le prélat, archevêque de Bordeaux et bienfaiteur de la petite ville dans laquelle il naquit en 1795, acheta l'emplacement en 1843. La demeure est remarquable par sa petite tour d'angle, à la manière d'un château Renaissance. Une cour, aujourd'hui disparue, complétait agréablement l'ensemble. A sa mort à Bordeaux (1882), le cardinal légua sa demeure à la paroisse. Elle fit office de presbytère jusqu'en juin 1909, date de l'expulsion du curé Grata et de ses vicaires par les forces de l'ordre.

A Firminy, pas moins de sept municipalités se sont succédées avant que les Appelous n'obtiennent leur Hôtel de Ville sous le mandat de Mathieu Brossard. En effet, longtemps le conseil municipal se contenta d'appartements loués, notamment, durant vingt ans, dans la maison Clavenard. Le 15 août 1860, la nouvelle église Saint-Firmin fut inaugurée et d'autres projets (halle aux grains, aménagement de routes...) furent pensés pour le centre-ville dont celui d'une mairie enfin digne de ce nom. Cette dans cette intention que le 11 août 1868, le conseil municipal vota l'achat de trois terrains situés place Neuve dont celui de M. Duchêne, pour un prix de 11 600 francs.


Les plans furent dressés en 1876 par M. Chapelon, un architecte stéphanois. En plus des bureaux municipaux, le projet comprenait également deux salles d'asile, c'est à dire, pour l'époque, une garderie d'enfants. Le crédit fut voté au milieu de l'année 1878.

.
Au rez-de-chaussée: deux salles de garderie (garçons et filles), avec un préau couvert, cours fermées, cuisine, lavabo, salle de dépôt pour 90 paniers, parloir etc. Au premier étage: salle du conseil, bureau du maire, salle de justice, salle de concert, bureau de la voirie...
Archives municipales de Firminy
- DR -

Le cahier des charges stipulait que le chantier devait favoriser les entreprises locales:
- Grès houiller des carrières de Firminy pour la pierre de taille
- Briques apparentes en provenance des usines de Firminy et les tuiles plates via Saint-Marcellin-en-Forez et Roche-la-Molière
- Les bois étaient fournis par la fôret du Pilat
- Ciment de Grenoble et sable de la Loire pour les enduits de ciment

Une entreprise stéphanoise enleva le marché et les travaux durèrent deux ans. Fin août 1880, un état provisoire des travaux notait un état complet des malfaçons. Et ce sont plus 60 défectuosités qui furent relevées ! La réception définitive des lieux se fit un an plus tard mais étrangement  il ne semble pas qu'il y eut une inauguration officielle.

L'hôtel de Ville de Saint-Galmier est certainement un des plus imposants de la Loire. C'est en 1863 qu'Etienne Boisson, à qui l'on doit l'église Sainte Marie, à Saint-Etienne, dresse les plans et devis pour construire une salle de mairie, une salle de justice de paix, les écoles de garçons et les logements des Frères de la doctrine Chrétienne. La construction débute en 1872. Un an plus tard, l'école fonctionne. En 1877, l’Hôtel de Ville et la Justice de Paix sont transférés au rez-de-chaussée du bâtiment de la maison d’école. Cette même année, le bâtiment est inauguré par le maire Forissier. En décembre 1878, après déménagement dans la nouvelle mairie, se tient la 1ère réunion du Conseil Municipal.  

hvstgalmdx.jpg

En 1879, de nombreuses autres pièces sont envisagées: deux salles d’archives pour la mairie et la justice de paix dans les combles, deux prisons, un corps de garde, un dépôt pour les pompes dans les soubassements. Un préau, en partie couvert, est construit. Un projet d’embellissement de la façade, avec crépi, portes, balcons pour les mansardes et volets, voit le jour. On passe aussi de l’éclairage à l’huile de schiste au pétrole. En 1886, l'architecte Paccaud est désigné pour achever la maison d’école. Les travaux de toiture, des clochetons et cheminées sont prévus pour durer trois années.

Entre 1922 et 1923, l’Hôtel de Ville est restauré. Deux portails neufs en bois sont crées, et  les tros autres, en fer, sont restaurés. La murette du perron, en pierre de taille, qui avait été remplacée par une barrière provisoire, doit être remplacée car elle peut être forcée par la foule qui regarde de ce perron les fêtes publiques. Les façades sont recrépies, une partie de la toiture en tuiles est remplacée.


hvstgalm.jpg

 

   



 
 
Newsletter | Qui sommes nous | FI et vos données personnelles | Conditions d'utilisation du service | Nous contacter

 1 - Brèves de l'actu     2 - Encyclo    3 - Mag
Écrit par Hervé