Note introductive

 L’Etablissement Français du Sang a été créé en 2000. Placé sous la tutelle du ministère de la Santé, il est l’opérateur civil unique de la transfusion sanguine en France. Sa mission de service public est d' assurer l’autosuffisance de la France en produits sanguins dans des conditions de sécurité et de qualité optimales. 17 établissements régionaux couvrent le territoire national dont l'EFS Auvergne-Loire, présent sur plusieurs sites dans 5 départements et dont la direction est située à Saint-Etienne (en savoir +). Le texte que nous publions date de septembre-octobre 1949. Il est consacré au Centre de Transfusion sanguine de Saint-Etienne. L'auteur du texte est son fondateur le Docteur Philippe Raoul-Duval, décédé le 21 Octobre 1960 à Paris 12ème. Il était né en Normandie le 20 Février 1904. Un de ses parents, Christian Lévi Alvarès, nous fait parvenir une anecdote: " Un trait de son caractère qui me revient à l'esprit. Un jour je lui demandais: Comment se fait-il que tu n'ai pas encore la Légion d'honneur ? et il m'a répondu (pas mot à mot, mais le sens est exact): "Ce que j'attends ce n'est pas la Légion d'honneur, mais la médaille du travail pour xx années de bons et loyaux services à l'hôpital de Saint-Etienne." Le nom du Dr Raoul-Duval a été donné à un boulevard stéphanois en 1972.

Le texte a été très légèrement retouché par l'EFS. Les photos en noir et blanc 1 et 2 (reportage photographique Cadé) sont extraites de l'article publié dans la revue "Reflets foréziens" l'année même de la création, par Arnaud Tzanck, du Centre National de Transfusion Sanguine et trois ans avant  le vote au Parlement de la première loi sur la transfusion sanguine. Laquelle précisait que " le sang et ses dérivés ne sont pas des médicaments, ne constituent pas un bien du commerce, comme issus du corps humain". La photo d'enfant est empruntée à une autre publication, en illustration d'un article du Dr Raoul Duval, et n'est pas signée. La photo du Docteur ne l'est pas non plus. Les "encarts" en couleur orangée apportent quelques éclairages complémentaires.  Au besoin vous pouvez nous contacter à cette adresse: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

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Parmi les réalisations importantes de la Région Stéphanoise dans le domaine de la Santé Publique, le Centre de Transfusion Sanguine occupe une place de choix. Avant de le décrire et d'en préciser le fonctionnement, il est indispensable de résumer quelques notions scientifiques qui sont à la base de la transfusion sanguine et de rappeler l'historique de cette méthode thérapeutique.

L'idée de transfuser du sang d'un individu jeune et bien portant à un vieillard date de la plus haute antiquité, puisqu'on en trouve le récit dans la Bible.

A la suite des résultats thérapeutiques parfois catastrophiques de ces transfusions effectuées sur des bases tout empiriques, cette méthode fut interdite en France par un arrêt de la cour du Châtelet. Elle prit de nouveaux droits de cité après la découverte, au début du XXe siècle, par le savant autrichien Karl Landsteiner, des Groupes Sanguins. Cette découverte permit de classer les humains en quatre groupes - actuellement dénommés AB - A - B - O (zéro), le groupe sanguin O étant celui des donneurs (dits) universels et AB celui des receveurs (dits) universels. Les donneurs universels peuvent donner [leurs globules rouges] à tout le monde, mais ne recevoir [de globules rouges] que de sujets de leur groupe. Les receveurs universels reçoivent de tous les groupes, mais ne peuvent donner qu'à leur propre groupe.

Les groupes A et B peuvent recevoir et donner à leur propre groupe, donner aux receveurs universels, recevoir des donneurs universels.

En France, la proportion relative des groupes est à peu près la suivante:
Groupe A: 46 %
Groupe O: 43 %
Groupe B: 7 %
Groupe AB: 4 %

Ces groupes sont divisés en sous-groupes, dont l'existence n'a pas en pratique d'importance pour la transfusion sanguine. Le même Landsteiner, et Wiener, ont mis en évidence l'existence du facteur RH, dont il faut tenir compte dans certaines transfusions.

Les découvertes de Landsteiner allaient permettre d'organiser la transfusion sanguine sur des bases rationnelles. Un second problème restait à résoudre, celui de la technique à trouver pour permettre de faire passer le sang du vaisseau du donneur à celui du receveur. Au début, on réunissait l'artère du donneur à la veine du receveur; c'était une véritable opération chirurgicale. Ensuite, après la découverte des propriétés anti-coagulantes du citrate de soude, on aspirait dans une seringue qui contenait le sang liquide du donneur et on le réinjectait dans la veine du receveur. De cette façon on ne pouvait faire de grosses transfusions, car au bout d'un certain temps la seringue se grippait, les aiguilles se bouchaient et on devait suspendre l'injection. La découverte d'appareils permettant une transfusion directe de bras à bras marqua un progrès technique important; le dernier en date, et certes un des plus pratiques, fut l'appareil Jouvelet.



La transfusion sanguine de bras à bras fut organisée à Saint-Etienne sur une vaste échelle, dès 1933; il fut constitué un Corps de Donneurs de Sang, dont la majorité appartenait aux Sapeurs-Pompiers.

Les Donneurs étaient toujours appelés d'urgence, devaient immédiatement lâcher leurs occupations et servaient souvent. Ils appartenaient toujours au groupe des Donneurs Universels. Il était donc naturel qu'ils touchassent une indemnité pour cet effort supplémentaire. Pendant les années de restrictions, cette indemnité leur servait à se procurer les suppléments alimentaires.

La technique et la marche d'un Centre de Transfusion allaient se trouver complètement modifiés par les notions mises au point au cours de la guerre. En effet, on s'aperçut que le sang recueilli dans certaines conditions conservait la même valeur thérapeutique que le sang frais. Ce sang conservé dans des bouteilles spéciales permet d'effectuer des transfusions dans des conditions techniques plus faciles puisqu'au lieu de transporter un donneur auprès d'un malade, il suffisait de transporter une bouteille. De plus, on acquit la certitude que la transfusion sanguine permettait d'effectuer dans des conditions infiniment meilleures de graves opérations. En résumé, il fallait que les centres hospitaliers aient à leur disposition du sang conservé en quantité importante. Et c'est pour répondre à ces besoins que fut créé, en avril 1948, le Centre Départemental de Transfusion sanguine de la Loire.

La première question à résoudre était celle du recrutement des Donneurs. En effet, sans donneurs en nombre suffisant, pas de transfusions possibles. Les conditions dans lesquelles pouvaient maintenant s'effectuer les transfusions  allaient faciliter la tâche du Directeur du Centre. Alors qu'autrefois les Donneurs avaient à se déplacer à n'importe quel moment du jour et de la nuit, dorénavant, ils pouvaient choisir le jour et l'heure à leur convenance pour venir donner leur flacon de sang. 

Collecte mobile à l'hôtel de Ville de Saint-Etienne en septembre 2010.  L'âge minimal du donneur est toujours de 18 ans. Le donneur peut-être âgé jusqu'à 71 ans (66 ans pour le plasma et les plaquettes). Il doit être en bonne santé et peser au moins 50 kilos. L'intervalle entre deux prélèvements ne peut être inférieur à 8 semaines dans le cas d'un don du sang total, 4 fois/an maximum pour les femmes et 6 fois/an pour les hommes. La quantité de sang prélevée est de 450 ml minimum à 500 ml max. Aujourd'hui, on extrait du sang ses différents composants qui seront transfusés. Par ailleurs, comme pour les globules rouges, il existe aussi des compatibilités de groupes. A titre d'exemple, ce sont les donneurs de groupe AB qui sont donneurs «universels» de plasma.  Les premières poches en matière plastique, en remplacement des flacons de verre, datent des années 50.


De plus, beaucoup de transfusions étant effectuées dans des cas prévus à l'avance, il est en général possible de déterminer le groupe sanguin du receveur et ainsi prendre du sang du même groupe et non pas uniquement celui des donneurs universels. On pouvait donc faire appel, comme donneurs, à beaucoup plus de personnes. Pour toutes raisons, le fait de donner son sang n'était plus une servitude et on pouvait envisager de ne faire appel qu'à des Donneurs strictement bénévoles. C'est sur cette base que fut lancé dans la Région Stéphanoise l'appel aux Donneurs.  Cet appel fut largement entendu. Depuis le 1er décembre 1948, tous les flacons de sang conservé ont été fournis gratuitement. Le Don du sang reprenait sa pleine signification humaine. De nombreuses collectivités fournirent des Donneurs - citons les principales: les Abattoirs, la Manufacture Nationale, le Casino, l'Electricité et le Gaz de France, les Aciéries de Saint-Chamond, la Maison Dargnat, la Maison Royet, Cofapro - de nombreux individuels s'offrirent également parmi lesquels les Infirmières de la Croix Rouge, les Secouristes, les membres de l'Association Familiale Protestante, la Clinique Mutualiste. Une des autres sources de recrutement des Donneurs fut celle connue sous le nom de Banque du Sang. La famille et les amis d'un malade qui bénéficie d'une transfusion sont invités à trouver des Donneurs pour compenser auprès du Centre de Transfusion sanguine le sang qui a été fourni à l'un des leurs. L'appel là aussi a été largement entendu. Devant la simplicité et l'inocuité du prélèvement, beaucoup de ces Donneurs, venus au titre de la Banque du Sang, sont restés inscrits au Centre et continuent à donner par la suite.

Grâce à ce don gratuit du sang, celui-ci peut-être fourni au malade au tarif de responsabilité de la Sécurité sociale. On peut donc affirmer qu'en pratique, pour plus de 95 pour 100 des bénéficiaires de la transfusion sanguine, le sang est fourni gratuitement ou intégralement remboursé.  C'était alors un premier résultat à peu près unique en France pour un Centre Départemental. Il n'a été possible que grâce à la générosité de la population de Saint-Etienne et des environs. D'ailleurs le don gratuit de sang est moralement normal. Le budget du Centre peut ainsi s'équilibrer, car le produit de la vente du sang suffit à couvrir ses frais de fonctionnement et à perfectionner son outillage technique.

En effet, il faut que le budget d'un Centre Départemental s'équilibre. A partir de 1950, il ne touchera plus la modeste subvention de fonctionnement promise, mais non versée par le Ministère de la santé pour 1948 et 1949. En donnant un flacon de sang, non seulement le Donneur aide l'individu qui le reçoit, mais permet à une Oeuvre de vivre librement. Il était donc naturel que les Donneurs soient associés aux techniciens et divers organismes s'intéressant au Centre par une large représentation dans le Conseil d'Administration. Le Centre de la Loire étant actuellement constitué en Association, Loi de 1901.

Le problème du recrutement des Donneurs n'était pas le seul qu'eut à résoudre le Centre Départemental de Transfusion. Il lui fallait trouver des locaux pour s'installer. Grâce à l'intelligente compréhension de la Commission Administrative des Hospices de Saint-Etienne, cette question put être résolue. Le premier local mis à disposition comprenait deux pièces servant auparavant de garage. Elles furent coquettement transformées. La première sert de salle de prélèvement et de laboratoire, pour la recherche des groupes sanguins. Le Donneur, étendu sur un lit, donne en cinq à dix minutes, 300 grammes de sang. Cette minime quantité peut être soustraite sans aucun inconvénient à tout individu entre 18 et 55 ans qui se trouve en bonne santé. Le sang est recueilli dans une bouteille, contenant 200 cm3 de liquide anti-coagulant et conservateur. En principe, c'est toujours le Chef du Centre qui effectue le prélèvement. Il s'établit un contact humain entre le Donneur et le technicien. C'est là une condition essentielle de réussite dans le recrutement des Donneurs. Le Donneur ne doit pas être un "animal qu'on saigne", mais considéré comme un être humain dans toute l'acceptation de ce mot, qui vient d'accomplir un grand geste de solidarité. C'est pour cela que dans la seconde pièce nous avons fait installer un petit salon où l'on réconforte le Donneur en lui donnant une petite collation. Cela aide à créer autour du Donneur une atmosphère de confiance et d'amitié.

Le laboratoire

En juin 1961, le nom du docteur Philippe Raoul-Duval fut donné au Centre de transfusion sanguine en présence du Préfet M.Collaveri, du Maire Alexandre de Fraissinette et de nombreux représentants du milieu hospitalier. Le texte des différentes allocutions nous a été transmis par Mr Lévi-Alvarès. Nous y relevons quelques informations supplémentaires. Ainsi dans celle du Docteur Dujol, alors président des conseils d'administration du Centre et du Lactarium, vice-président de la Commission Administrative du Centre Hospitalier.

Raoul-Duval était originaire du Havre; du Havre de Grâce dit le Docteur Dujol qui cite le nom du diocèse quoique Raoul-Duval fut protestant. Il était préparateur à l'Institut Pasteur de Paris lorsqu'il se présenta en janvier 1934 au poste de chef de laboratoire des Hôpitaux de Saint-Etienne. Le Centre de Transfusion sanguine qu'il contribua à créer fut inauguré le 2 avril 1950 par le Docteur Tsank, "l'apôtre de la Transfusion sanguine française, qui avait tenu à apporter à son jeune confrère la caution de son autorité".

Dujol précise que le nombre de flacons recueillis passait de 1251 en 1949 à 9347 en 1960 et le nombre des donneurs de 1232 en 1949 à 4399 en 1960. " La recherche systématique des Rhésus, si importante chez la femme enceinte, de 1247 en 1954 à 5157 en 1960." D'après le Docteur Laporte, le 50 000e diplôme de donneur de sang bénévole fut remis en 1956. A l'échelle nationale évidemment, autrement dit en Algérie aussi. On constate donc, à la vue de ces chiffres, que notre département était très bien placé; et c'est d'ailleurs Raoul-Duval qui fut, à cette occasion, chargé au nom des chefs de centres de transfusion de présenter les donneurs au Ministre de la Santé publique. Il était aussi le gestionnaire du Lactarium, installé à l'hôpital en 1954, et occupait les fonctions de Président du Conseil départemental de l'Ordre des Médecins de la Loire. Il était Secrétaire du Conseil au niveau régional.

Le Docteur Laporte: " Homme de science, le Docteur Raoul-Duval avait donné aux activités du Centre une ampleur considérable, développant, en outre, les liaisons avec la clinique, avec le laboratoire, organisant avant l'heure un service de dépistage de l'iso-imunisation foeto-maternelle, formant des collaborateurs (dont une certaine Mlle Surrel, ndlr)..."

Le sang une fois prélevé est placé au frigidaire (réfrigérateur, ndlr) dans une pièce de laboratoire contigüe au "Centre". Il est effectué sur le sang prélevé tous les examens nécessaires pour vérifier si le Donneur est en bonne santé, et si le sang peut-être injecté sans inconvénient au malade. Chaque donneur possède une fiche sur laquelle sont portés tous les renseignements nécessaires. Le sang peut être conservé une douzaine de jours au frigidaire. Il faut donc en avoir l'emploi pendant cette période. La même bouteille va servir à l'injection du sang, il suffit de la retourner, d'introduire l'aiguille supérieure du perfuseur à travers le bouchon et placer la prise d'air. Le sang va s'écouler à travers le filtre situé sur le trajet et aboutir à l'aiguille inférieure qui sera introduite dans la veine du Receveur. Une pincée de Mors placée sur le caoutchouc permet de régler le débit. A qui va-t-on injecter ce sang ? Il n'est pas dans le cadre de cet article de préciser les indications de la Transfusion Sanguine. Signalons simplement, qu'à côté des transfusions effectuées pour hémorragies et anémies, on en pratique beaucoup pour préparer les malades aux interventions chirurgicales - opérer sous transfusion permet aux interventions graves de s'effectuer dans de meilleures conditions. Dans certains cas, on peut être appelé à renouveler totalement le sang d'un individu, c'est l'intervention connue sous le nom d'Exsanguino-transfusion  ". Signalons, enfin, que l'âge de nos transfusés s'étend de 1 jour à plus de 80 ans.

Cette photo accompagne un long article, également de Raoul-Duval, mais beaucoup plus détaillé du point de vue scientifique, publié dans "l'Action laïque" de novembre 1956. Dans cet article, le médecin précise qu'à cette date le Centre, comme la plupart des Centres en France, est  toujours formé en association loi de 1901. Son directeur, c'est à dire lui-même, est nommé par le Ministre de la Santé et est assisté d'une Commission consultative dont la composition est fixée par le ministère et les membres nommés par le Préfet. A Saint-Etienne, l'Association est gérée par un Conseil d'administration dont la composition est "assez particulière" puisqu'il comporte, sur 21 membres, des représentants des organismes officiels, des techniciens, et une majorité de donneurs élus par l'Assemblée générale; élus soit directement, soit en ratifiant les représentants élus par les collectivités, usines ou professions qui comptent un nombre important de donneurs dans leur sein. L'assemblée générale entend le rapport d'activité du Directeur et a le droit de discuter tout ce qui a trait à la marche administrative et financière du Centre.

Toute l'instrumentation nécessaire pour recueillir le sang et pour l'injecter doit être préparée dans des conditions de propreté et d'asepsie parfaites. Pendant ses dix-huit premiers mois de fonctionnement, le Centre procédait au nettoyage et à la stérilisation dans des locaux de fortune; les bouteilles étaient décapées dans des petits bacs placés dans un coin sombre du laboratoire. La stérilisation se faisait à la Pharmacie. Maintenant, il en est autrement. Faisant suite aux deux premières salles, le Centre possède trois nouvelles pièces suffisamment vastes et claires, où dans d'excellentes conditions se font les opérations nécessaires. La première pièce sert de Laboratoire de recherches pémotologiques pour la transfusion. La seconde est réservée à  la laverie, la troisième contient différents appareils: stérilisateurs, chauffe-eau, alambics à eau distillée. Le Centre forme maintenant un tout homogène qui va permettre un travail pratique et rationnel. A côté de l'Administration Hospitalière, qui a été " l'Alma Mater " du Centre, nous avons reçu une aide compréhensive des Caisses de Sécurité Sociale Générale et Minière, du Conseil Général, de la Ville de Saint-Etienne et de certaines communes des environs. Grâce aux sommes reçues, nous avons pu équiper notre Centre.

Il a commencé dans des conditions modestes - ce n'est que lorsque la preuve a été faite, qu'il répondait à un besoin réel et que son équilibre financier pouvait être assuré sans subvention de fonctionnement, c'est à dire dans la liberté absolue, qu'il s'est développé. Le soucis constant qui a présidé aux travaux d'agrandissement a été de les prévoir avec le minimum de frais, afin de ne pas avoir trop à demander aux diverses Collectivités aptes à donner des subventions. Car en fin de compte, c'est toujours le contribuable, c'est à dire chacun de nous à titre divers, qui paie et ces subventions viennent grever les budgets suffisamment lourds déjà. Le Centre de Transfusion a déjà rendu des services à la population de Saint-Etienne et de Montbrison. Plus de mille flacons ont déjà été fournis et chaque jour les demandes se font plus nombreuses. Le fonctionnement du Centre n'est pas encore parfait; le personnel, en plus du directeur comprend une infirmière diplômée et une femme de service. Il doit donc être augmenté afin de permettre notamment une surveillance plus complète des Donneurs, et une meilleure tenue des fiches. Il fallait partir lentement, équilibrer un budget, trouver des Donneurs. Tout cela est maintenant réalisé. On peut donc voir plus grand et aller franchement et donner à l'agglomération stéphanoise, qui le mérite, un Centre de Transfusion Sanguine digne d'elle.

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