Léger portrait d'un artiste stéphanois qui a fait sienne la devise de Breton: " Ne pas alourdir ses pensées du poids de ses souliers ".

Disciple de Fernand Léger, son œuvre de peintre (bien qu’il s’en défende : " je suis un illustrateur essentiellement ") est marquée par la géométrie des formes, la valse des couleurs, souvent chaudes. Ses scènes de cirque (?), ses " mains musiciennes " ou encore " Le musicien " du bar Le Norway attirent le regard, séduisent, adoucissent. Mais Pierre Zellmeyer a connu aussi les heures sombres de 1944, quand les bombes ravagèrent la cité. Certaines de ses compositions témoignent avec force de certains souvenirs pénibles. Ainsi, cette jeune fille nue, blanche comme la craie au milieu des débris de la ville noircie. Ou encore cet aigle noir survolant les crassiers et les cheminées d’usine. Ici, ce n’est pas celui de Barbara mais plutôt un de ceux que Gerald Scarfe a mis aussi en scène dans The Wall.
Le Cygne musique
Zellmeyer et Epalle, deux troubadours stéphanois
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