| La Condition des soies à vendre |
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| Écrit par FI |
Au 21 de la rue d'Arcole, à Saint-Etienne, l'immeuble de la Condition des soies est l'emblème de l'aventure de la soie stéphanoise. Depuis 2001, il appartient au Conseil général de la Loire qui y avait entrepris des travaux de réhabilitation qui n'iront pas à leur terme. Les travaux de démolition étaient achevés mais le Conseil général, qui déménagera dans le quartier de Châteaucreux, a décidé de se déssaisir du bâtiment. Les travaux, d' un montant de 5 200 000 euros HT, devaient être achevés à l’automne 2009. Le projet consistait à réhabiliter le bâtiment principal et à démolir puis reconstruire, sur la cour intérieure, un bâtiment sans intérêt architectural, non visible depuis la rue, permettant ainsi l’harmonisation des niveaux entre les différentes ailes de l’ensemble. Un petit parking souterrain à destination des véhicules de services était également prévu. L’ensemble représentant environ 5.000 m² de SHON répartis sur cinq niveaux. ![]() Le bâtiment, à partir de 1962, a abrité des services de comptabilité puis, dans les années 80, l'Ecole Supérieure de Commerce de Saint-Etienne, jusqu'en 1997. Il a ensuite été vendu par la CCI et racheté par le Conseil général.
![]() Il s'agissait pour le maître d’ouvrage et les architectes de préserver ce patrimoine historique en respectant et en valorisant l’existant. Ainsi, il ne devait pas y avoir de modification sur les parties visibles depuis les rues Reclus et d’Arcole. Le ravalement des façades contribuant au contraire à leur mise en valeur dans le respect de l'intégrité originelle du bâtiment. L’accès principal par le perron emblématique situé à l’angle des rue Reclus et d’Arcole était conservé, mais une entrée à l’attention des personnes à mobilité réduite devait être également réalisée côté rue Reclus. ![]() A terme, le site devait héberger les bureaux de la Délégation au Développement Durable, à l’Aménagement du Territoire et à l’Agriculture (soit environ 80 personnes), mais également une crèche d’entreprise pouvant recevoir 42 enfants. Cette dernière, dont la création bénéficiait de la participation financière de la Caf, devait disposer d’un petit jardin végétalisé aménagé dans la cour intérieure. Le mandataire était le cabinet SARM (Jérôme Tardy), une entreprise qui a déjà effectué de nombreux travaux dans la Loire, notamment l'extension du Centre des congrès à Saint-Etienne. Y figuraient également Aline Duverger et l’atelier Waterlot d’Yvoire.
Instituée officiellement en 1808, la Condition des Soies relevait de la Chambre de Commerce de Lyon. Son rôle était de peser les ballots de soie en provenance de l'étranger et d'évaluer l'humidité qu'elle contenait. Laquelle soie transitait entre les marchands et les négociants. Elle vérifiait aussi la résistance et l'élasticité des fils de soie et la qualité des tissus qu'elles recevait en retour, façonnés par les tisseurs. La première Condition des soies, construite par Jean-Michel Dalgabio, était située rue de la Bourse, dans l'actuelle Maison des avocats, (rue de la Résistance aujourd'hui) mais en 1909, la Chambre de Commerce chargea les frères Lamaizière de bâtir un nouveau bâtiment, plus spacieux, rue d'Arcole.
![]() En plein coeur de "l'espace réservé de la Fabrique", l’entrée principale du bâtiment constitue un avant-corps de caractère, très riche qui est délicatement rattaché aux façades latérales beaucoup plus communes, par un jeu de courbes. Le rez de chaussée est précédé d’un escalier à rampes courbes qui mène à un vestibule où la clef de l’archivolte, très ornée, est un cartouche avec l’inscription « Chambre de Commerce, Condition des Soies ». Les travées des fenêtres, du côté de la rue d'Arcole, sont décorées de chutes florales et de guirlandes. ![]() Les superbes décors en fer forgé de la porte: feuilles de muriers et rubans entrelacés A l’étage, se trouve une large baie encadrée de deux plus étroites, surmontées par les trois parties vitrées en renfoncement. Les ouvertures de la salle du Conseil ainsi mise en valeur sont situées en arrière d’un balcon en pierre. Les façades, l’escalier, dominé par un grand lustre datant de 1910, ainsi que les toitures sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. ![]() |
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Au 21 de la rue d'Arcole, à Saint-Etienne, l'immeuble de la Condition des soies est l'emblème de l'aventure de la soie stéphanoise. Depuis 2001, il appartient au Conseil général de la Loire qui y avait entrepris des travaux de réhabilitation qui n'iront pas à leur terme. Les travaux de démolition étaient achevés mais le Conseil général, qui déménagera dans le quartier de Châteaucreux, a décidé de se déssaisir du bâtiment. 





