A dire vrai, on n'attendait pas grand chose de cet étrange Musée de la Magie et des Automates, dont on ne trouve mention pratiquement nulle part. Quelques boites, quelques affiches sans doute, deux ou trois trucs,... La surprise fut de taille. Le mieux est de laisser parler Magidor.
Il y a dans le magasin de la bibliothèque de Tarentaize quelque 7 km de tablettes sur lesquelles sont rangées 200 000 unités documentaires. Dans une petite réserve climatisée où la température oscille entre 16 et 20° C, avec des conditions d'hygrométrie particulières, se trouvent les documents les plus précieux, les plus anciens. Thierry Veyron nous montre ce qu'il estime être la plus belle pièce de la collection. Une collection qui reste de toute façon sans comparaison avec celle de Grenoble, siège d'un Parlement sous l'ancien Régime, ou de la capitale des Gaules.
Il nous invite à nous asseoir. L'homme est souriant, affable. Il évoque les misères du monde. Il parle, peiné, de certains de ses voisins français qui ont des soucis, de la guerre et d'une fille de la communauté, journaliste en Irak. D'autres hommes sont assis avec nous dont un vieux monsieur silencieux qui est salué avec beaucoup de respect. On devine qu'il est un dede. Dans la salle d'à côté, on s'affaire aux derniers préparatifs. Le cem va bientôt débuter.
Article écrit en 2009, actualisé en 2011.

L'Appelou Albert Boissier, dans ses "Carnets d'un folkloriste", a évoqué des "chasseurs de nuées" du Pilat, capables de déclencher des orages ou de repousser la grêle. Plus modestement, Dimitri Rosel, 31 ans, est un "chasseur d'orages". L'expression, un peu galvaudée aujourd'hui, estime-t-il, désigne des mordus de phénomènes atmosphériques, qui immortalisent sur la pellicule les caprices du ciel.
On dit que l'anecdote est le sel de l'Histoire; qu'elle lui donne sa saveur. La petite histoire retiendra que le mois d'octobre 2009 coïncidait avec le centenaire de la naissance à Saint-Étienne de l'Amiral Pierre Ponchardier (4 octobre 1909 - 27 janvier 1961). Ce même mois a aussi vu mourir le "Loire". Le 21 octobre en effet, ce bâtiment de soutien mobile de la Marine nationale a été désarmé en rade de Brest.