Toujours d’après le site,
"le SDIS va préparer le départ des agents logés dans la caserne de Chavanelle en examinant leur situation individuelle, dès l'année 2006."
En attendant d’en savoir plus sur le devenir de la caserne actuelle, et puisqu’il est encore temps, nous vous proposons ici une petite visite virtuelle. Cet article fait suite à notre visite du Musée des Sapeurs-pompiers de Firminy et s’inscrit dans notre volonté de rendre sur nos pages un modeste hommage aux soldats du feu. Tous les Stéphanois connaissent ce grand bâtiment de sept étages, rue Etienne Mimard. Mais combien y sont entrés ? Peut-être, certains d’entre vous l’auront visité enfants, lors d’une sortie scolaire.
Nous tenons à remercier le commandant Cornaire, responsable de la cellule « Communication » qui nous a permis de pénétrer dans les lieux et de photographier, ainsi que le commandant Baray, commandant des Sapeurs-pompiers de Saint-Etienne. Un grand merci aussi au sapeur-pompier Sénès qui nous a offert le livre Connaissance d’une profession : regard sur le corps des sapeurs-pompiers de Saint-Etienne, de René Surieux. Cet ouvrage nous sera fort utile pour écrire un peu plus tard une petite Histoire des Pompiers de Saint-Etienne. Nous empruntons aussi à cet ouvrage le petit historique qui inaugure ici notre visite.
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C’est le major Regny, 34 ans de service et la quille dans une quinzaine de mois, qui nous a servi de guide et qui a bien voulu répondre à nos questions. Nous le remercions chaleureusement pour son extrême amabilité.
La caserne de Chavanelle fut occupée en novembre 1952, trente mois après le premier coup de pioche mais l’idée d’établir ici une nouvelle caserne était bien plus ancienne. Sa construction, décidée dès 1936, fut d’abord empêchée par la seconde guerre mondiale. A partir de 1947, la municipalité de Fraissinette relança le projet et ce sont les architectes stéphanois Bernard et Martin qui furent chargés de sa réalisation, avec l’appui d’un officier des sapeurs-pompiers de Paris.
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Dans le hall central du bâtiment (600 mètres carrés), sont normalement garés une dizaine de véhicules. Parmi ceux-ci, trois VSAV (Véhicules de Secours et d’Assistance aux Victimes) aptes à intervenir sur la voie publique, lors d’ accidents de circulation par exemple ; un CCF (Camion Citerne pour Feu de forêt) ; divers fourgons ; un VAR (Véhicule d’Assistance Respiratoire) et bien sûr « l’ Echelle » de 25 mètres, plus modeste que d'autres (31 mètres) mais "plus adaptée aux rues étroites du Centre-Ville" nous dit notre major-guide. Ces véhicules sont opérationnels et prêts à sortir par les trois grandes portes de 10 mètres chacune donnant sur la rue Mimard, quand le Sapeur-pompier de garde reçoit à son standard une sorte de fax communiqué par le SDIS 42 (La Terrasse), indiquant le lieu et la nature du sinistre.
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Les effectifs des Sapeurs-pompiers, au niveau départemental, sont les suivants : 563 Sapeurs-pompiers professionnels, 2033 Sapeurs-pompiers volontaires, 18 Volontaires civils sapeurs-pompiers, 151 officiers du service de santé et de secours médical, 93 fonctionnaires administratifs et techniques et trois emplois jeunes. Soit un total de 2861 agents (au 31 décembre 2005, selon le SDIS 42). En 2005, ils ont effectué 45 791 interventions, soit une moyenne de 126 interventions par jour.
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Le Centre d’Incendie et de Secours de Chavanelle, quant à lui, est fort de 95 Sapeurs-pompiers: 66 professionnels non-officiers, 22 volontaires et sept officiers professionnels. Au sein de l'effectif, quelques femmes. Seize à dix-huit Sapeurs-pompiers (en semaine ou le week-end) sont de garde à tour de rôle, sous le commandement d’un chef de groupe. La caserne de Chavanelle regroupe aussi dans la partie Sud du département la plus grosse part des plongeurs, Roanne accueillant logiquement, pour la partie Nord, l’autre concentration de plongeurs.
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"On prend des pierres parfois, j’en ai pris… ça fait bizarre, bon le truc c’est qu’on comprend pas… c’est vrai qu’il y a des risques, même dans l’hyper-centre, il y a quelques vieux quartiers, on n’est pas épargné. Mais bon, faut pas noircir le tableau non plus… Concernant les interventions, c’est vrai qu’on fait un drôle de métier. On va chez toutes sortes de gens. C’est étrange un peu, en quelques heures on passe des apparts avec moquette partout, tapis et objets d’art aux taudis avec les gamins qui dorment par-terre."
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Parmi les autres spécialités, apanages des pompiers professionnels, citons à titre indicatif les GRIMP (Groupes de Reconnaissance et d’Intervention en Milieu Périlleux ), centralisés dans la région stéphanoise à la Métare et à Firminy. Il y a aussi les Cellules mobiles d’intervention chimique (CMIC), à la Terrasse et à Roanne. Roanne qui d’ailleurs regroupe toutes les spécialités. En effet l’ossature roannaise, bien que mixte, comprend une grosse proportion de pompiers professionnels.
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Les Sapeurs-pompiers se divisent en effet en deux catégories : les pompiers professionnels et les volontaires. Les casernes de Saint-Chamond ou Rive-de-Gier, où les pompiers étaient uniquement des volontaires ont vu leur encadrement s’ouvrir au professionalisme. Nous avons demandé au major Regny quel est le profil de ces volontaires. Certains ont un emploi (ceux-ci sont de garde la nuit) mais actuellement il y a beaucoup de jeunes, d’étudiants ou de personnes en recherche d’emploi. La plupart d’entre eux essaieront de passer le concours et de devenir pros. Ils seront alors former à l’école départementale de la Terrasse. S’ils accèdent au rang d’officier, pour les meilleurs d’entre eux, ils seront formés dans une école spéciale.
A noter aussi que les pompiers stéphanois ne sont pas des militaires mais des fonctionnaires, contrairement aux pompiers de Paris qui appartiennent au corps du Génie.
Sur ces entrefaites peut commencer la visite. « L’échelle » n’est pas encore là, en effet, un certain nombre de pompiers sont partis en exercice vers Boivin. Le major Regny nous ouvre les portes d’un camion, nous emmène vers la salle de muscu où les pin-ups aux murs se sentent seules puis vers la salle de sport où tout à l’heure les types feront un foot. Au mur, en hauteur, la célèbre planche perpendiculaire sur laquelle tout aspirant pompier doit pouvoir se hisser à la force des bras. On monte les étages, la salle d’instruction est décoré d’un dessin du fan-club en culottes courtes. Le major nous montre le mat, indissociable de « l’imagerie pompiers », les bureaux administratifs, la salle télé et ses vieux fauteuils relax (le major Regny : "bon vu comme ça c’est vrai, ça fait un peu maison de retraite, si on n’est pas au courant…") et le réfectoire. A côté, un billard et une vitrine pleine de trophés sportifs. Dans une autre pièce, un baby foot et des photos d’identité punaisées, souvenirs des anciens passés par là. La mémoire on la retrouve dans l’autre aile du bâtiment, côté Etat-Major.
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Les photos des différents commandants qui se sont succédés à la tête du corps des Sapeurs-pompiers de Saint-Etienne sont accrochées le long de l’escalier. Nous arrivons dans une sorte de petit musée : pompes à bras foulante des temps anciens, casques à cimier astiqués et une superbe pièce : un casque respiratoire Mandet.
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On cherche une Sainte-Barbe quelque part, que nenni : "On en avait une et puis en 73, la caserne de la Métare a ouvert. Alors on a fait la Sainte Barbe chez eux et ils l’ont gardé…" Et puis des noms aussi inscrits sur le marbre : Giraudier, Emonnet, Lyonnet, morts au feu.
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A propos, question au major Regny :
- Vous avez un souvenir en particulier, au sujet d’une intervention qui vous aurait marqué ?
"- Des souvenirs, j’en ai plein mais… je suis pas vraiment pour raconter… on les vit, on en parle avec les collègues à chaud mais bon après… c’est passé, c’est passé…"
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Liens:
> SDIS 42