Saturday, August 15, 2020

La place des Promenades Populle a rouvert en décembre dernier.

Les panneaux évoquant les 200 ans d'histoire du lieu sont toujours en place. Pour ce qui est de l'historique, justement, on ne revient pas sur la sculpture des « Pauvres Gens » de Picaud. Lire à  ce sujet notre rétro de l'année 1912, marquée par son inauguration.  L'air d'aller et venir, entre hier et aujourd'hui, on ne réécrira pas non plus tout ce qui l'a déjà été, à  propos des aires de jeux par exemple.

Le buste de François Populle, sur la place. Maire de Roanne de mars 1808 à  décembre 1815, il était le fils d'un précédent maire, guillotiné à  Lyon en 1794. Il est décédé en 1846.

 

Le "gratte-ciel", détail d'une carte postale multi-vues des années 50.

1812 : création de la place. Le projet datait de 1807. Les terrains choisis étant situés à  l'extrême périphérie de la ville, sur une zone autrefois marécageuse, il  faudra trois ans pour acquérir la totalité de la surface jugée nécessaire.

1836: un réverbère à  trois becs éclaire le rond-point central.

1857: le passage de la voie ferrée nécessite la mutilation du parc. Après quelques protestations, l'idée est finalement acceptée comme un mal nécessaire. Certains arbres sont alors abattus. Puis de nouveau, il faut amputer le jardin, pour raison de sécurité cette fois. Pour supprimer les passages à  niveaux, la municipalité décide en 1935 l'édification d'un pont enjambant la voie ferrée.

1890: lors d'un concours régional, François Cancalon, propriétaire des grandes tuileries mécaniques obtient l'autorisation de faire construire aux Promenades un kiosque dont il fait don à  la Ville, sans charges ni condition. Il servira par la suite à  la vente de journaux et de librairie. Dans le projet actuel, le kiosque à  musique existant, tout comme la statue des pauvres gens et celle de François Populle, ont été conservés à  leurs places.

Fin du XIXe siècle: le bassin est construit. Il s'était dégradé et non accessible au public. Les jets n'étaient plus utilisés. Le nouveau bassin est moins profond. La margelle en pierre a été remplacée par de la pierre de Hauteville bouchardée.

Le kiosque pendant les travaux (2011)

1933: l'escalier est érigé pour permettre l'accès au passage supérieur du pont qui enjambe la voie ferrée. La fontaine qui l'orne a été réalisée en grès flammée par Adrienne Picard.

Années 1950:  Roanne se distingue avec son immeuble surnommé le "gratte-ciel", un projet innovant pour l'époque. Avec 15 étages, il s'élève à  60 mètres de haut. Cette construction moderne est l'occasion de dégager l'entrée de la rue Noëlas en abattant des taudis achetés par la Ville, trente ans auparavant.


1960: le jardin du musée Déchelette, réalisé par le paysagiste Luizet en 1844, est ouvert au public. Il s'y trouvait à  l'origine un bassin, transformé en pataugeoire pour enfants puis en bac à  sable. Les pelouses sont un peu transformées dans les années 1980. Le jardin a été inclus dans les aménagements du projet "Coeur de cité". Une ouverture plus grande a été créée pour plus de visibilité.


Le bassin et le Pont des Promenades : les marches d'escaliers ont été remplacées par des marches en pierre neuves. Pour le projet "Coeur de cité", 269 arbustes, 1 080 graminées, 1 340 plantes de zone humide et 3 920 plantes vivaces ont été plantés sur la place.