Thursday, June 24, 2021

Le jeudi 24 mai au théâtre des Pénitents, Frédéric Vitoux de l’Académie Française viendra raconter Henry J.-M. Levet, poète montbrisonnais. Le romancier et essayiste vient de publier L’Express de Bénarès, un ouvrage dans lequel il retrace à sa manière la courte vie du poète.

La ville de Montbrison nous en apprend plus: « Fils du maire et député de la Loire Georges Levet, Henry s’était surtout distingué à la fin du XIXe siècle dans une vie Montmartroise très étrangère aux mœurs familiales bourgeoises, jusqu’ à ce que son père lui trouve un poste de vice-consul de France. Sous l’habit du diplomate, le poète écrivait des « Cartes postales » en vers. Autant de messages révélant la face à peine cachée du personnage officiel.»

Entrée libre à 19 heures avec dédicace des ouvrages disponibles sur place à la fin de la conférence.

Présentation du livre extraite du site Babelio: « Au retour d’un voyage aux Indes, en 1898, le poète Henry J.-M. Levet affirma à ses amis de Montmartre qu’il achevait un roman intitulé L’Express de Bénarès dont il évoquait devant eux les personnages ou les épisodes plus cocasses – mais personne n’en prit jamais connaissance. Levet l’écrivit-il vraiment ? Nous ne le saurons jamais. A sa mort en 1906, à l’âge de trente-deux ans, après quelques années passées comme vice-consul à Manille puis à Las Palmas, ses parents détruisirent ses lettres et ses manuscrits. Pourquoi Levet, que j’ai découvert à l’âge de dix-sept ans, m’a-t-il si durablement obsédé ? Pourquoi ce jeune homme que chérissent depuis plus d’un siècle quelques centaines de lecteurs, d’une génération à l’autre, comme pour perpétuer le cercle du poète disparu, et que nul n’aurait connu sans la persévérance de Fargue, son ami intime, et de Larbaud qui, après sa mort, entreprirent de rassembler et de publier ses poèmes, appartient-il ainsi à mon imaginaire – ou mieux, à ma vie ?
Partir à la recherche de Levet, le lire, le relire, retrouver ses paysages d’enfance à Montbrison, regrouper de rares témoignages, me plonger dans l’exubérante bohême montmartroise au tournant des XIXe et XXe siècles, m’interroger sur la personnalité contrastée de ce poète si solitaire, au physique ingrat, et qui égayait ses amis par ses tenues extravagantes, n’était-ce pas une façon de mieux me connaître moi-même ?
On en revient toujours là. »