Sunday, December 05, 2021

Déçue Françoise Grossetête, qui attendait bien plus du rapport sur la contrefaçon de médicaments, adopté le 27 avril en commission de l'Environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire.

“ Il était indispensable d'être plus exigeant. Or, pour une première lecture, le texte adopté aujourd'hui n'est pas assez ambitieux. Il ne répond pas suffisamment aux exigences de santé publique ”, estime-t-elle. La députée européenne écrit dans un communiqué regretter tout particulièrement “ le fait que [ses] collègues aient refusé d'interdire l'ouverture et le reconditionnement des boîtes de médicaments lors de leur transit au sein de la chaîne d'approvisionnement â€.

Lors d'importations parallèles, entre le fabricant du médicament et le patient, les dispositifs de sécurité d'origine sont enlevés et remplacés lors du reconditionnement des boîtes,  les emballages devant  répondre aux standards du pays de délivrance (boîte, blister, notice). Ces manipulations intermédiaires accentuent les risques de voir entrer des médicaments contrefaits dans la chaîne de distribution légale.

Parmi les avancées qu’elle salue, il y a notamment la possibilité d'imposer des dispositifs de sécurité obligatoires sur les médicaments non prescrits, l'obligation d'harmoniser les procédures de traçabilité, l'organisation de campagnes de sensibilisation et la protection contre les ventes illégales sur Internet. Rappelons que contrairement à  d'autres pays d'Europe, la vente de médicaments en ligne, même sans ordonnance, est pour l'heure interdite depuis la France.