Monday, January 30, 2023
L'agglomération avait voté en 2008 un premier Plan de Protection de l'Atmosphère. Trois ans plus tard, son évaluation montre qu'il n'est pas en conformité avec la réglementation européenne relative à  la gestion de la qualité de l'air ambiant. Saint-Etienne Métropole n'est pas seule dans ce cas puisque, d'après son vice-président Jacques Frécenon,  ce sont 16 zones en France, dont 3 en Rhône-Alpes, qui sont concernées. Pour réduire de 30% les émissions de particules fines d'ici 2015 et de 40 % les émissions de protoxyde d'azote, de nouvelles actions vont venir appuyer celles initialement proposées dans le PPA 2008, de nature incitative (covoiturage, modes doux...) ou restrictive (limitation de vitesse, circulation alternée).

Saint-Etienne Métropole s'engage de son côté à  proposer, systématiquement, à  partir de 2012, aux usagers la gratuité du transport en commun en cas de pic de pollution, niveau d'alerte niveau 3. Coût estimé: 27 000 euros par jour d'alerte. Une autre démarche consiste à  repenser la desserte des marchandises dans les centres urbains et développer un centre de distribution de marchandises en modes doux. A partir peut-être de plateformes privées, à  titre expérimental, avant de mettre en oeuvre une gare routière dédiée ? L'expérimentation est prévue en 2012 après une étude de faisabilité (coût: 328 000 euros). Enfin, dans le cadre du Plan de Déplacements Urbains, un outil d'évaluation et de modélisation permettant de suivre l'impact du trafic comme des politiques de transports sur la qualité de l'air devrait être mis en oeuvre, en partenariat avec AMPASEL.