Wednesday, December 02, 2020
"Ce n'est pas la crise financière, c'est la crise qui était déjà là", dit Benoît Hamon, à propos de sa rencontre avec des salariés de Jean Caby, comme pour appliquer une sorte de fart de retenue sur sa supposée planche de surf. C'est que dans la déferlante actuelle, le discours de l'aile gauche du PS résonnerait de plus en plus fort.

"Ce n'est pas un discours d'opportunité ou de circonstance" ,  souligne de son côté Régis Juanico qui note la "constance" du candidat à la succession de François Hollande et la "cohérence" de ses thèses. "Ce qui a changé c'est qu'on se sent obligé de nous citer" , fait remarquer le député ligérien. "J'ai l'impression que la crédibilité a changé de camp" , poursuit Benoît Hamon qui revendique "des solutions à la fois radicales et crédibles. " En donnant à l'Etat un rôle de stratège qui ne serait pas effacé derrière le marché, en plaidant pour la création d'un pôle financier public, pour des restrictions au libre-échange...  Au moment où les gens voient qu'on est capables de se mobiliser pour effacer "les dettes de jeu des banques" , le député européen prédit, surtout en France, une avalanche de catastrophes, de la hausse des impôts à "des charrettes de licenciements", en même temps qu'il craint un repli nationaliste et identitaire partout en Europe. 

Nouvelle répartition des richesses, pouvoir d'achat... "Il ne faut pas seulement dépeindre le chaos, il faut montrer sa capacité à produire des solutions" , ajoute-t-il en ciblant la "vieille maison socialiste". Quant à faire partie d'une majorité en cas de bon résultat, il répond:  "c'est assez simple. Si c'est pour rajeunir le casting sans sortir de la ligne, je n'en serai pas."

"Le pire serait que le monde change et pas le PS" ,
a-t-il ajouté.

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