Saturday, January 22, 2022

Note introductive de Forez Info : Ce petit texte a été publié en avril 2019 dans le cahier d'histoire n°35 de l'IHS CGT de la Loire à l'occasion des 150 ans du Syndicat du Livre de Saint-Etienne. Il rappelle que si Saint-Etienne a été un centre important de l'imprimerie, l'arrivée de cette activité y fut fastidieuse. Son auteur est René Danti, secrétaire du Syndicat du Livre FILPAC-CGT et de l'IHS « Benoit Frachon ». Nous avons déjà reproduit un de ses textes, consacré à un conflit de sept mois dans les imprimeries stéphanoises en 1949. Lien en bas de page.

Il s'agit ici de la seconde partie de pages débutant avec un bref historique de l'imprimerie et se poursuivant avec la situation à Lyon, en particulier le « grand tric », nom donné à la révolte des ouvriers typographes lyonnais en 1539. Nous ne reproduisons pas ces passages. A ces pages en ont succédé d'autres, dans un autre cahier, consacrées au mouvement ouvrier dans le secteur du livre sous le Second Empire.

NdFI. En 2015, pour le 120e anniversaire de la constitution de la Confédération générale du travail (congrès de Limoges, septembre 1895), Roger Gay a publié dans les Cahiers d'Histoire sociale de l'IHS CGT Rhône-Alpes, numéro 114, un article titré « 120 ans, un long fleuve tranquille ? » dans lequel il revient notamment sur la naissance laborieuse des Unions syndicales départementales. On ajoute en préambule un bref texte d'Alain Bujard sur la grève des verriers de Rive-de-Gier en 1832, publié dans ce même numéro dans la rubrique « le mouvement ouvrier dans la Loire avant la création des syndicats », d'après l'ouvrage Histoire du mouvement ouvrier dans le département de la Loire de Pétrus Faure (1956). Cette page vient en complément de celle sur la grève des passementiers de 1834, reproduite sur notre site, rubrique Encyclo - Histoire sociale de la Loire. Selon la formule consacrée et déjà mentionnée, les propos contenus ici n'engagent que leurs auteurs.

NdFI: Ces pages sont extraites d’un cahier d’histoire sociale de l’Institut Benoit Frachon (2013). Elles concernent le discours prononcé par Mgr Ancel, évêque auxiliaire du diocèse de Lyon, le samedi 22 octobre 1949 à la Bourse du Travail de Saint-Étienne. C’est Aimé Relave, ancien administrateur de la Sécurité Sociale 42, qui avait fait parvenir le texte du discours à l’Institut. François Royer, secrétaire général adjoint de l'UD CGT de la Loire, administrateur de la Sécurité Sociale 42, était présent à ce meeting et a donné sa position sur le sujet traité par l’homme d’Eglise. En fin de page figure un texte que publia le journal communiste Le Patriote. Comme le souligne l’IHS en préambule, le discours n’est pas reproduit en intégralité, mais seulement les passages où sont évoquées les conditions de vie faites à la classe ouvrière. Concernant Alfred Ancel, on ajoutera ultérieurement quelques éléments biographiques. Indiquons pour l’heure qu’il était issu d’une famille d’industriels lyonnais. Il fut aussi le supérieur général du Prado. Il s’est éteint en 1984.

A la suite de l’intéressant article de Ph. Dubuy dans le cahier d’histoire n°7, nous avons cherché qui étaient les instituteurs CGT de la Loire. D’après Jacques Ozouf dans son livre “Nous les maîtres d’école”, ils étaient peu nombreux. “Ces révolutionnaires n’ont fourni qu’une poignée de syndicalistes”. Proches de la Ligue des Droits de l’Homme, beaucoup demeurent attachés à leur amicale des instituteurs. Ils font carrière le mieux possible en évitant ce que Jaurès appelle “l’ornière du métier”. Il y en eut cependant pour adhérer à la CGT dans la Loire. Nous ne citerons que les plus connus: Joseph Baldacci, son épouse Francine, Jean-Pierre Allamercery et Antoine Moulin.

Le premier est né à Saint-Bonnet-le-Château en 1855. Normalien à Montbrison, il créa le Syndicat des Instituteurs de la Loire. Allamercery est né à Trevoux et Antoine Moulin à Champdieu. Ils furent tous deux normaliens, instituteurs à Saint-Chamond, au Soleil puis à Montbrison.